Picqué soutiendra les subsides

Après le verdict de l’UE, Picqué réitère son soutien aux hôpitaux publics.

Picqué soutiendra les subsides
©Photo News

Après le jugement rendu mercredi par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), le ministre-Président de la Région bruxelloise persiste et signe. Il rappelle que ce verdict ne remet pas en cause - à ce stade - les subsides octroyés par la Région aux hôpitaux publics.

Charles Picqué insiste sur le fait qu’ "il est indispensable de poursuivre cette aide aux hôpitaux publics. Celle-ci est essentielle pour maintenir une offre de soins de santé de qualité accessible à tous les citoyens bruxellois."

C’est un autre son de cloche que l’on entend du côté des plaignants à l’origine de l’enquête. La Coordination bruxelloise d’institutions sociales et de santé (CBI) regroupe des établissements hospitaliers privés. Son président, Christian Dejaer, plaide "pour que les hôpitaux publics ne touchent plus d’aides financières et qu’ils fassent en sorte d’être en équilibre budgétaire."

En effet, depuis le milieu des années ‘90, les établissements publics de la capitale ont de gros déficits qui nécessitent des injections régulières d’argent public. Entre 1996 et 2008, cela représente près de 300 millions d’euros.

Pour l’instant, le verdict de la CJUE implique une chose : que la Commission rééxamine les financements de ces hôpitaux. Cependant, l’enquête est destinée à vérifier si ces subsides contreviennent aux règles européennes, et si c’est le cas, ces aides financières devront cesser.

En 2009, la Commission avait rendu une première décision concernant la légalité de ces subsides, mais elle a "effectué une analyse insuffisante des éléments pertinents", selon la CJUE. La Commission avait mis 4 ans pour rendre un avis lors de la première plainte. Le sort des subsides aux hôpitaux ne sera donc pas réglé demain la veille.

Niko Vanderputten (st.)