Quand les cloches sonnent, sonnent

Oserait-on écrire que le collège et Carlo Luyckx (PS), l’échevin des Cultes, se sont un tantinet fait sonner les cloches, jeudi soir ? Le tintamarre des heures, des demi-heures, associées aux cérémonies et à l’angélus ne seraient pas du goût de tous les habitants proches du parvis de Saint-Gilles.

G. Be
Quand les cloches sonnent, sonnent
©Bauweraerts

Oserait-on écrire que le collège et Carlo Luyckx (PS), l’échevin des Cultes, se sont un tantinet fait sonner les cloches, jeudi soir ? Le tintamarre des heures, des demi-heures, associées aux cérémonies et à l’angélus ne seraient pas du goût de tous les habitants proches du parvis de Saint-Gilles.

"En vertu d’un accord remontant à dix ans, les cloches sonnaient assez peu", raisonne Alain Maron. Deux éléments sont revenus aux oreilles de l’Ecolo. Tout récemment, Francis Marlière, lointain mandataire PSC, prit en main la présidence de la fabrique d’église. C’est lui qui a unilatéralement remis "tout le bastringue" en route, après la remise à l’heure de l’horloge du clocher. Après, surtout, un silence absolu qui, jusqu’à la rénovation de l’édifice, s’était éternisé

Deux thèses s’affrontent dans ce que Vincent Henderick (CDH) compare à "Peppone contre Don Camillo". D’un côté, les partisans de sons participant de l’ambiance de village. Dans l’autre camp, l’on brandit l’étude d’incidence sur le parking Marie Janson, la place planquée à l’autre bout du parvis. Pour comprendre ceux-là, détaille Alain Maron, il faut tenir compte du contexte actuel, du boucan déjà orchestré par le marché ou les terrasses. "Les cloches seraient susceptibles de réveiller les dormeurs", lui a-t-on rapporté. "Une question d’équilibre !" cadence-t-il sans trancher. Sauf que le patron de la fabrique subit des poussées d’urticaire à toute idée de sourdine et ce, même si nul ne conteste que l’angélus (appel à la prière) est largement tombé en désuétude.

Querelle de clocher ? A l’évidence, oui. Si ce n’est qu’il y va de la quiétude riveraine. "Le carillon de l’hôtel de ville tinte toutes les heures sans que cela gêne quiconque", rebondit l’humaniste. "A la campagne, vous êtes réveillés au son du coq. Est-ce gênant à ce point ? C’est un repère dans la ville tel que cela se pratique partout dans le monde."

Sans se départir d’un humour qui séduisit l’assemblée, l’échevin a concédé un actuel désaccord du collège. Qui ne pourra cependant faire la sourde oreille !