Quand l’iPad remplace le cahier

La semaine dernière, c’était cours de latin à l’athénée Léon Lepage. Si les versions latines n’ont pas l’habitude de susciter un enthousiasme débordant chez les élèves, dans cet athénée de la Ville de Bruxelles il en est tout autrement.

Quand l’iPad remplace le cahier
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N. G.

La semaine dernière, c’était cours de latin à l’athénée Léon Lepage. Si les versions latines n’ont pas l’habitude de susciter un enthousiasme débordant chez les élèves, dans cet athénée de la Ville de Bruxelles il en est tout autrement.

De César à Cicéron, ici la version latine se pratique avec une tablette numérique, très populaire chez les jeunes. "Le résultat est vraiment surprenant, ils sont dix fois plus actifs" , commente un professeur qui assure que les résultats se sont améliorés.

Ce sont ainsi 120 élèves de première année qui ont reçu une tablette en prêt pour l’utiliser en classe. Elles sont la propriété de la Ville de Bruxelles et sont mises gratuitement à disposition des élèves. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, les tablettes sont placées dans des casiers sécurisés qui permettent leur rechargement. Pas question du coup d’utiliser ces joujoux à des fins personnelles.

Pour l’échevine de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles, Faouzia Hariche (PS), les avantages de ce nouvel outil sont multiples. D’abord, l’implication des élèves est plus grande car ils sont acteurs de la leçon donnée.

Ensuite, il y a moyen d’individualiser l’apprentissage : chaque élève peut travailler à son rythme. Enfin, syllabus, dictionnaires, etc., peuvent être constamment actualisés. "Cela prépare les élèves à mieux percevoir le monde qui les entoure tel qu’il est aujourd’hui" , comment l’échevine.

Si la pratique semble efficace, elle a néanmoins un coût non négligeable. Il a fallu acheter 130 iPads (10 pour les professeurs) pour un budget de 80 000 €. Des bornes Wi-Fi ont par ailleurs été installées dans huit locaux utilisés par les classes de première année.

A terme, l’échevine de l’Instruction publique entend étendre l’utilisation des engins hi-tech aux deuxièmes et aux troisièmes secondaires de l’athénée. "Mais proposer un iPad aux 8 000 élèves de la Ville serait impossible. Cela ferait complètement exploser le budget" , conclut l’échevine.