Un repas étoilé au firmament

“Brussels in The Sky” a été lancé hier au Mont des Arts. Avec cette année les chefs Yves Mattagne, Pierre Wynants et Gaetan Colin La Libre a essayé pour vous…

N. G.
Un repas étoilé au firmament
©JC Guillaume

gastronomie

Pour commencer, on est solidement harnaché à ce qui ressemble à un baquet de voiture de course. A nos pieds, une petite plateforme nous empêche d’avoir les jambes dans le vide. Rapidement, la nacelle, au centre de laquelle trônent trois chefs étoilés -Yves Mattagne du Sea Grill, Pierre Wynants du Comme Chez Soi et Gaetan Colin du Jaloa)- s’élève à 50 m de hauteur.

De là, la vue est époustouflante. La nacelle de Brussels in the Sky flotte au-dessus du Mont des Arts et ouvre une perspective sur toute la ville et notamment la Grand-Place. Pour mieux profiter de l’exceptionnel panorama, une coupe de champagne est servie. Un plaid et des chaufferettes évitent les désagréments du vent. Pour 250 €, ce n’est pas du luxe, à pareille altitude

Nos trois chefs s’activent Ils ont quelques minutes pour concocter deux amuse-bouche de haute volée (nous n’avons eu qu’un aperçu du repas qui dure normalement deux heures). "Mangez vite tant que c’est chaud, intime le chef Yves Mattagne aux 22 convives de la nacelle, "avec le vent, cela refroidit vite". On ne se fera pas prier. Dans un bol, nous dégustons précautionneusement une délicieuse langoustine, entourée d’une feuille de chou pointu, le tout baigné dans un jus de coquillage au lait de coco, parfumé de gingembre, de basilic thaï et de verveine. De quoi allègrement oublier notre peur du vide Gaetan Colin le chef du Jaloa qui participe pour la première fois à l’événement, le concède également : "Je ne me sens que moyennement à l’aise à cette hauteur. Mais comme on est occupé, on n’a pas trop le temps d’y penser".

D’ailleurs, les consignes de sécurité sont prises très aux sérieux. Un agent sur la plateforme y veille tout particulièrement. En cas de trop grand vent, le restaurant flottant ne sera pas hissé jusqu’au sommet de la grue. "Parfois, on redescend complètement lorsqu’une personne ne se sent pas bien ou doit aller aux toilettes", s’amuse Yves Mattagne en vieil habitué.

D’ailleurs, après s’être essayé au deuxième amuse-bouche - une brandade de cabillaud, langue d’oursin, œufs de lompe et de saumons et même quelques grains de caviar belge-, nous retrouvons déjà le plancher des vaches. "Je n’ai jamais rien mangé d’aussi bon", dira notre photographe.