La majorité des primaires de Ganshoren refusée dans leur Collège

L'association des parents d'élèves du Collège du Sacré-Cœur de Ganshoren a dénoncé, jeudi matin, un effet pervers du décret inscription. Ils estiment que la priorité accordée aux élèves sans établissement secondaire dans leur commune est trop élevée pour la Région de Bruxelles.

Belga
La majorité des primaires de Ganshoren refusée dans leur Collège
©Bauweraerts

L'association des parents d'élèves du Collège du Sacré-Cœur de Ganshoren a dénoncé, jeudi matin, un effet pervers du décret inscription. Ils estiment que la priorité accordée aux élèves sans établissement secondaire dans leur commune est trop élevée pour la Région de Bruxelles. Le Collège de Ganshoren est l'école la plus sollicitée de la Région de Bruxelles-Capitale, avec 299 demandes d'inscription pour 137 places ouvertes pour la rentrée 2014-2015. Sur les 78 primaires de Ganshoren, 72 ont souhaité continuer leur scolarité au Collège du Sacré-Cœur. Grâce à la priorité "fratrie", 23 ont obtenu gain de cause. Sur les 49 restants, seuls 13 ont été inscrits. Sur les 51 demandes émanant des primaires de Berchem-Saint-Agathe, 46 ont par contre été retenues.

"Les primaires qui n'ont pas d'établissement secondaire dans la commune de leur école primaire obtiennent un "super joker" qui leur donne un indice de 9, alors que la moyenne oscille entre 4-5", avance Vanessa Baugnet, porte-parole de l'association des parents d'élèves.

"Grâce à cette priorité, les enfants de Berchem ont pu rentrer massivement au Collège de Ganshoren. Ce super coefficient est utile en Wallonie, mais à Bruxelles, avec les distances limitées entre les communes, c'est donner un avantage disproportionné à une minorité d'enfants. Pour scolariser leur enfant dans l'école de leur choix, les parents vont finir par se dire qu'il vaut mieux l'inscrire en primaire dans une commune sans établissement secondaire".

L'association remet par ailleurs en question le découpage à vol d'oiseau des critères géographiques et souhaite une réduction de l'influence de cette "loterie géographique". Elle demande une plus grande prise en compte de la continuité pédagogique entre un établissement primaire et secondaire.

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