Yvan Mayeur: "Je ne veux pas tuer la fête"

Le bourgmestre de Bruxelles interdit, durant le Mondial, la vente d’alcool dans les night-shops

Nathan Gonze
Night shop 27/1/2011 pict. by Vincent Duterne - © Photo News picture not included in some contracts *** Local Caption ***
Night shop 27/1/2011 pict. by Vincent Duterne - © Photo News picture not included in some contracts *** Local Caption *** ©Photo News

Les réactions ne se sont pas fait attendre : une pétition est déjà en ligne sous le titre évocateur de Touche pas à mon Paki- Non au Plan Mayeur. Lancée hier midi, elle n’a pour le moment récolté qu’une trentaine de signatures. N’empêche, la contestation a été rapide. À peine quelques heures après que le conseil communal de la Ville de Bruxelles ait adopté le règlement proposé par le bourgmestre Yvan Mayeur (PS).

22h et 7h

Ce nouveau règlement interdira aux night-shops du centre-ville de vendre de l’alcool entre 22h et 7h lors de la Coupe du monde de football. Une interdiction qui sera en vigueur dans le quartier du centre, qui englobe la zone Unesco, le boulevard Anspach, la place Saint-Gery et la place Sainte-Catherine. "On n’interdit absolument pas la vente d’alcool dans les cafés, ni la consommation sur l’espace public", défend Yvan Mayeur (PS). "Ce sont une dizaine de night-shops qui posent problème. De magasins de nuit généralistes, ils en sont venus à vendre presque exclusivement de l’alcool. C’est une concurrence déloyale pour les cafés", ajoute le bourgmestre. "Nous voulons soutenir le développement du centre et son activité économique autour du café. Consommer une bière en terrasse nécessite au moins trois emplois contrairement aux magasins de nuit. Le café coûte un peu plus cher mais la qualité est meilleure et cela crée de l’emploi."

Sécurité

Autre élément invoqué : la sécurité. "Après une certaine heure, les gens balancent les bouteilles et cela devient moins safe. On ne veut pas tuer la fête, on la soutient même. Mais on veut qu’elle se passe dans de bonnes conditions."

Dès lors, des agents viendront avertir les night-shops concernés par l’interdiction. Ils effectueront des contrôles durant toute la compétition. En cas de manquement, un P.-V. sera dressé.

Après le Coupe du Monde, le dispositif sera évalué. "Il s’agit d’un test qui pourrait être reproduit. Soit toute l’année, soit à l’occasion d’évènements comme les Plaisirs d’hivers par exemple", conclut le bourgmestre.