Une fête pour la démolition du viaduc Reyers

La place Schuman, le viaduc reyers, les Villo! électriques... Le ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, Pascal Smet (SPA), commente ces dossiers.

Pa. D
Une fête pour la démolition du viaduc Reyers
©Lecocq

La place Schuman, le viaduc reyers, les Villo! électriques... Le ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, Pascal Smet (SPA), commente ses dossiers.

En annonçant l’arrêt des travaux du viaduc Reyers, Pascal Smet (SPA) est sans nul doute le ministre bruxellois qui a fait le plus parler de lui depuis l’installation du nouveau gouvernement en juillet dernier. La destruction de cette autoroute urbaine permettra d’améliorer l’espace public, assure le ministre de la Mobilité, qui veut justement faire de la qualité de vie des Bruxellois le fil rouge de cette législature.

Avec le viaduc Reyers, vous avez démarré fort. Quel est l’agenda ?

P. S. : J’ai saisi une opportunité. Je suis content car nous avons un très bon accord gouvernemental avec l’ambition d’améliorer la qualité de vie des Bruxellois. Je peux déjà vous dire qu’une Demolition Party sera organisée en mars sur le viaduc, juste avant les premiers coups de pioche. On va dire au revoir au viaduc parce que le nouveau Bruxelles sera arrivé. Le réaménagement temporaire en surface pourra être fait fin 2015 si tout se passe bien. On consultera ensuite la population pour le réaménagement définitif.

L’option du double tunnel sous Meiser reste valide ?

P. S. : Si l’on veut avoir une vraie porte d’entrée dans Bruxelles, il faut faire le double tunnel. À Meiser, on veut une vraie place avec des fontaines, des bancs, des arbres. Ce sera la première fois qu’on fait un tunnel pour la qualité de vie et non pas pour les automobilistes.

Par contre, vous renoncez au recouvrement de la Petite Ceinture dans le Haut de la Ville ?

P. S. : Ce n’est pas moi qui me réveille en me disant que je vais enterrer ce projet. On en a parlé avec le gouvernement, y compris le CDH. Le recouvrement, je ne suis pas contre mais c’est compliqué techniquement et cela coûterait 100 millions d’euros. Avec l’arrivée de Neo et l’extension du shopping de Woluwe, il est cependant crucial d’investir dans l’espace public et de garder les marques de luxe dans ce coin. Les Bruxellois doivent avoir envie d’aller flâner là-bas : il faut des grands trottoirs, des terrasses.

Quelles sont les autres places à relifter en urgence ?

P. S. : On doit réaliser le projet de la Porte de Ninove sous cette législature car là, c’est un scandale. Il faut une zone de rencontres, un parc… Et pour Schuman, Rudi Vervoort et moi ne sommes pas d’accord avec le fonctionnaire Beliris, qui dit qu’on ne fera rien. On n’aura pas leur argent pour le tunnel de Cortenbergh mais on fera une place. Schuman, c’est la carte de visite de Bruxelles !

Vous souhaitez donner plus de place au vélo ?

P. S. : Chaque fois que l’on créera un nouveau quartier, on aménagera des pistes cyclables séparées du trafic. Il y a aussi le projet d’un parking vélo de 800 m² sous la Bourse. Et les vélos électriques vont arriver car les prix baissent. Ce qui va énormément aider le développement des vélos à Bruxelles. Je voudrais qu’ils soient mis en location de la même manière que les Villo ! Je vais rencontrer JCDecaux prochainement pour voir si c’est raisonnable financièrement.

Et développer les déplacements en taxi.

P. S. : Je voudrais que l’on puisse arrêter un taxi dans la rue comme on le fait à New York. Il faut que les taxis soient un véritable complément aux transports en commun. Mais tout d’abord, je veux un dialogue sans tabou avec le secteur. On va organiser, en novembre, deux grandes réunions auxquelles tous les chauffeurs seront invités et je serai là pour écouter leurs histoires, leurs suggestions. Ensuite, on élaborera un plan d’action.

Péage urbain, taxe kilométrique… Va-t-on continuer à faire des études pour finalement ne rien décider ?

P. S. : J’ai quand même une autre réputation ! En ce qui concerne la taxe, nous avons convenu avec les deux autres régions de continuer ce qui était prévu pour les camions. Pour les voitures privées, on attend encore des résultats du test et ensuite on verra où l’on va.

Et l’élargissement du Ring, pour ou contre ?

P. S. : C’est avant tout un projet d’optimalisation. On va différencier le trafic de transit et de destination. Avec l’arrivée du stade et de Neo, il faut que cela soit mieux organisé. Et je préfère que les gens soient sur le Ring plutôt que de les voir traverser la ville. Mais cela devra se faire avec certaines conditions comme la préservation du bois du Laerbeek. Il faudra bien parler avec la Flandre.