Le français fait de la résistance en périphérie bruxelloise

Le français doit pouvoir être utilisé dans des conseils consultatifs.

Le français fait de la résistance en périphérie bruxelloise
©Johanna de Tessières
Belga

Le français doit pouvoir être utilisé dans des conseils consultatifs.

Les francophones habitant dans les communes à facilités et qui siègent dans des organes communaux consultatifs doivent pouvoir s'exprimer dans leur langue au sein de ces conseils, affirme la gouverneure adjointe francophone du Brabant flamand, Valérie Flohimont, dans son rapport d'activité 2012-2013, publié mercredi. Mme Flohimont est chargée du respect des lois linguistiques en matière administrative et en matière d'enseignement dans les six communes de la périphérie bruxelloise à statut linguistique spécial (Drogenbos, Crainhem, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel et Wezembeek-Oppem) et du traitement des plaintes.

L'ancien ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen (2004-2009), avait assimilé dans une circulaire les conseils consultatifs existant dans les communes à facilités aux organes communaux légaux. Ce qui y rend l'usage du néerlandais obligatoire.

"On peut toutefois se demander dans quelle mesure non seulement des experts, mais aussi des groupes-cibles importants ne vont pas renoncer, parce qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment le néerlandais, à prendre part à des consultations", souligne Mme Flohimont dans son rapport. "Il est pourtant crucial pour de tels organes consultatifs que la société civile et d'autres groupements engagés y participent", ajoute la gouverneure adjointe.

Elle établit un parallèle avec le droit accordé aux citoyens francophones de poser des questions orales en français durant une séance du conseil communal bien que celui-ci se déroule en néerlandais.

Mme Flohimont se montre toutefois compréhensive face au fait que les néerlandophones ne puissent pas suivre toutes les interventions faites en français durant une réunion d'un conseil consultatif. "Moyennant une bonne modération des débats, cela ne devrait pas être un problème insurmontable", souligne-t-elle.

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