La Ville de Bruxelles veut endiguer la croissance sauvage de l'horeca

La Ville refuse depuis deux mois de consacrer de nouvelles parties du centre-ville au secteur horeca. L'administration communale veut ainsi rétablir le mix commercial, mis en péril par l'offre trop abondante de cafés et de snacks.

La Ville de Bruxelles veut endiguer la croissance sauvage de l'horeca
©Bauweraerts D
Belga

La Ville de Bruxelles refuse depuis deux mois de consacrer de nouvelles parties du centre-ville au secteur horeca. L'administration communale veut ainsi rétablir le mix commercial, mis en péril par l'offre trop abondante de cafés et de snacks, selon le cabinet de l'échevine des Affaires économiques Marion Lemsre (MR). Les commerces désirant changer d'affectation doivent d'abord obtenir l'avis non contraignant du service commerce qui est transmis au service urbanisme de la Ville. Celui-ci prend la décision finale sur base de plusieurs critères, notamment architecturaux.

Ces dernières semaines, les exploitants potentiels de l'horeca ont néanmoins peu de chances de mener leur projet à bien.

L'échevine Marion Lemesre a expliqué sa politique lundi sur la station radio FM Brussel. Le gel temporaire concerne la zone Unesco autour de la Grand-Place et les quartiers Sainte-Catherine et Saint-Jacques. Dans ce dernier, ce sont les habitants et les commerçants eux-mêmes qui auraient formulé la demande de ne pas autoriser de nouveaux établissements.

"Il ne s'agit pas d'une interdiction absolue", explique Ruth Lemmens, du cabinet Lemesre. "Nous ne souhaitons pas mettre fin à l'horeca, mais mieux le gérer. C'est pourquoi nous demandons aux entrepreneurs de trouver un bâtiment qui accueille déjà un établissement horeca." La Ville craint notamment que les nouveaux concepts ne soient acculés à la faillite après quelques mois et doivent laisser place à un énième snack.