Tunnels bruxellois: la commission parlementaire spéciale entrera dans le vif du sujet mercredi

La commission spéciale du parlement bruxellois mise sur pied vendredi dernier par les députés régionaux pour se pencher en profondeur sur le dossier des tunnels bruxellois entrera dans le vif du sujet mercredi à partir de 14 heures

Tunnels bruxellois: la commission parlementaire spéciale entrera dans le vif du sujet mercredi
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La commission spéciale du parlement bruxellois mise sur pied vendredi dernier par les députés régionaux pour se pencher en profondeur sur le dossier des tunnels bruxellois entrera dans le vif du sujet mercredi à partir de 14 heures, en se penchant sur les premiers documents qui auront été transmis aux députés. Sera examiné en priorité le "Masterplan" pour la sécurité et la rénovation des tunnels, de 2013, dont l'existence a été évoquée la semaine dernière, mais qui n'a jamais fait l'objet d'une discussion au gouvernement.

Il devrait aussi déjà être question de l'étude SECO, commandée par le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet pour disposer d'un rapport d'analyse actualisé de l'état des tunnels bruxellois. C'est cette étude effectuée en trois mois qui a débouché sur le constat de l'état de détérioration avancé du plafond du tunnel Stéphanie, fermé depuis un peu plus de deux semaines.

Les auditions commenceront mercredi par celle de l'administration de Bruxelles mobilité.

La commission spéciale, qui définissait lundi ses modalités de travail, en a ainsi décidé au cours d'une première réunion de près de 2 heures.

Elle sera présidée par Charles Picqué, l'actuel président de l'assemblée bruxelloise. Ce choix a été contesté dans les rangs du MR. Vincent De Wolf (MR) a ainsi fait part de ses craintes de voir l'ancien ministre-président du gouvernement agir comme juge et partie, dès lors qu'il est susceptible d'être entendu à ce titre par la commission.

Mais le candidat que le MR propose pourrait également l'être, lui a répliqué en substance Philippe Close (PS), faisant allusion au fait que Boris Dilliès, dont le nom a été proposée par M. De Wolf, avait été membre du cabinet de feu le secrétaire d'Etat aux Travaux publics Eric André (1995-2000).

Bruno De Lille (Groen) a quant à lui proposé que le président de la commission soit un membre de DéFI, deuxième formation de la majorité à pouvoir proposer un candidat, ayant les chances de bénéficier d'une majorité de soutiens, "contrairement à celui du MR", a-t-il dit.

Charles Picqué lui-même a souligné qu'il ne faisait pas acte de candidature pour présider cette commission, et qu'il avait lui-même émis le souhait de voir ce dossier traité "dans la plus grande transparence", en contribuant vendredi dernier à un consensus sur les modalités d'installation de la commission.

Dans la majorité, des voix, non seulement socialistes, mais aussi DeFI, cdH et sp.a ont souligné que la possibilité d'attribuer la présidence d'une telle commission au président du parlement, "sans voix délibérative", était inscrite noir sur blanc dans le règlement de l'assemblée.

En cas d'audition de M. Picqué, la commission sera temporairement présidée par un des trois vice-présidents (dans l'ordre, R. Chahid -PS; V. De Wolf - MR; et E. De Bock - DéFI).

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