Accord à Bruxelles-Ouest: la bourgmestre de Molenbeek s'est sentie soutenue par le fédéral

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Un accord a été trouvé mardi à la mi-journée, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Collège de police suivie d'une concertation avec les syndicats, pour alléger la charge de travail des policiers du service d'intervention de la zone Bruxelles-Ouest. 

La bourgmestre de Molenbeek estime que le fédéral a entendu les revendications émises. Selon les termes de l'accord, la zone pourra faire appel à une section de 9 personnes de la police fédérale - et non 8 comme énoncé précédemment par les syndicats - lors des contrôles de grande envergure dans le cadre du plan Canal. Par ailleurs, les autorités de la zone ont reçu mardi la confirmation qu'en date du 16 janvier, elle pourra disposer d'un renfort de 11 inspecteurs dans le cadre du Plan Canal. De plus, 11 inspecteurs, provenant d'autres services opérationnels de la zone, pourront rejoindre le service "interventions". La zone de police ouvrira encore 11 places en externe (8 inspecteurs et 3 inspecteurs principaux).

En attendant la procédure d'engagement qui s'achèvera en juillet, la brigade cycliste sera sollicitée en soutien au service d'intervention et un appel sera également lancé en interne pour un appui temporaire. Les autorités précisent que durant le temps de latence entre le sinistre récent de son véhicule cellulaire et la mise en service prochaine du nouveau, le service d'intervention est déchargé de la responsabilité de transférer les détenus, qui est reportée sur les différents services opérationnels.

"La mise en congé maladie n'était pas la meilleure façon de se faire entendre, mais c'est vrai que le service d'intervention fait valoir que la pression est dure depuis plus d'un an", reconnaît la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean Françoise Schepmans. "Pour les policiers de proximité, notamment dans le centre de Molenbeek, la pression est également importante."

Elle estime que le fédéral a entendu les problématiques et a fait des propositions concrètes. "Ouvrir la question de la norme KUL pour la répartition du financement fédéral des polices, c'est aussi remettre en cause le financement des polices et la volonté de tous les partis néerlandophones est de demander la fusion des zones de police bruxelloises. Donc, il faut être prudent. Maintenant, il y a des fonds qui ne viennent plus du fédéral mais directement de la Région. Là, on attend des réponses sur leur répartition, par exemple pour la sécurité routière où on ne comprend pas que Bruxelles-Ouest reçoive si peu."