2 000 animaux blessés recueillis

Pauline Deglume
2 000 animaux blessés recueillis
©DEMOULIN BERNARD

En 2016, le nombre d’animaux passés par le centre de revalidation pour la faune sauvage de Bruxelles a crû de 6 %.Le centre de revalidation pour la faune sauvage de Bruxelles ouvrait ce week-end ses locaux au grand public. Une façon de sensibiliser la population à la protection de la biodiversité mais aussi de mettre en lumière le travail important réalisé par le centre anderlechtois, de plus en plus sollicité au fil des ans.

En effet, contre 1 897 animaux en détresse accueillis en 2015, ce ne sont pas moins de 2 026 animaux qui ont été pris en main en 2016, soit une augmentation de 6 %. Parmi ces animaux, 1 293 faisaient partie de la faune sauvage et 54 % d’entre eux ont pu être sauvés. Même si ce taux de réussite peut sembler faible, c’est la moitié d’entre eux qui seraient morts sans intervention, estime le centre de revalidation dans son rapport d’activités.

Pigeons en convalescence

Ce week-end, les curieux ayant visité la partie habituellement interdite au public du centre ont notamment eu l’occasion d’observer un goéland, immobile dans sa volière. "Ce n’est pas rare d’en voir ici car ils passent l’hiver à l’intérieur des terres. Celui-ci a perdu des plumes, ce qui l’empêche de voler. On le garde ici le temps que cela repousse et qu’il soit capable de fuir un prédateur", nous explique Nadège Pineau, soigneuse animalière et responsable du centre de revalidation.

Un peu plus loin, des pigeons en convalescence sont répartis dans des cages. Plus de 400 pigeons domestiques ont été pris en main en 2016. Et juste à côté, ce sont deux chouettes juvéniles qui fixent les spectateurs de leur regard hypnotique. "Quand les jeunes chouettes sortent du nid, les parents les nourrissent encore au sol. Certains particuliers craignant pour leur vie nous les amènent mais ce n’est pas la meilleure chose à faire. S’il n’y a pas de chats aux alentours et qu’on n’est pas au bord d’une route, il vaut mieux mettre le jeune volatile sur une branche en hauteur et s’éloigner", préconise Nadège Pineau.

Un conseil assez similaire est fourni par la soigneuse animalière lors du passage devant un adorable renardeau âgé de seulement six semaines. "Si l’on voit un bébé renard qui semble perdu, il ne faut surtout pas le toucher. Il est possible que la mère soit en train de changer de terrier et y amène ses petits un par un. Il faut s’éloigner suffisamment pendant deux heures et voir si la mère est revenue le chercher."

Le renardeau ne semble déjà plus craindre l’humain. Pour éviter sa domestication, il sera donc transféré prochainement dans un autre centre de revalidation situé en Flandre. "Ils ont quatre renardeaux du même âge. Cela lui permettra de ne pas être trop imprégné par l’homme. Une fois de retour dans son habitat naturel, il aura plus de chances de survie", explique la responsable.

Des hérissons, des lapins, des tortues d’Hermann, une bernache du Canada, un hibou moyen-duc, des coqs, de nombreux perroquets ou encore un varan ont également fait la joie des petits et grands venus visiter durant le week-end ce centre dépendant de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux.