Saint-Verhaegen : Et si la nouveauté venait d’un retour aux traditions

Port d’une châsse, drapeaux des guildes, la Saint-Verhaegen se réinvente…

Saint-Verhaegen : Et si la nouveauté venait d’un retour aux traditions
©Eric Danhier

Port d’une châsse, drapeaux des guildes, la Saint-Verhaegen se réinvente…

Ainsi la St-V, comme depuis 130 ans, c’est ce 20 novembre. Le rassemblement au Sablon se fera sous le thème Librex bafoué, universités engagées ? Recht staan in plaats van ondergaan, thème qui souligne l’importance de l’idée de désobéissance civile. Ensuite, à partir de 16 h, parade pédestre jusqu’à la Bourse pour y chanter Le Semeur en fin d’après-midi.

"Mais il y aura des nouveautés", nous avait promis Lucile Neyrinck, la présidente de l’Association des cercles estudiantins, sans vouloir en dire plus.

Et si ces nouveautés prenaient la forme d’un joli retour aux traditions, grâce à quelques joyeux drilles issus de l’ULB et de la VUB, rassemblés sous la SGC, Société du Grand Clysopompe qui fête mardi son premier lustre d’existence.

En tout cas, son webmaster, Godet À Mousse, nous a contacté ce samedi suite à l’enquête sur le folklore estudiantin (cf. DH Mag). "Sous l’impulsion de la SGC, une douzaine de Guildes ont réalisé des drapeaux, qui défileront lors de la descente du Sablon, renouant avec la vieille habitude de sortir et faire défiler les couleurs des cercles à travers la ville. En outre, notre société portera - comme l’an passé - une châsse. Cette année, elle représentera une salamandre, animal qui a donné son nom au plus vieux rituel bibitif de l’ULB. Mais cet animal amphibie est bien entendu un symbole similaire à celui du phénix : il naît et vit dans le feu selon la légende."

Parmi les chantiers entamés ou remis au goût du jour par le Grand Clysopompe, la cérémonie du punch flambé est plus ancienne encore que la Saint-Verhaegen puisqu’on en trouve trace au banquet du 20 novembre 1859. Autre désir de la SGC que nous appuyons : que les étudiants chantent à la St-V au lieu de nous infliger ces sonos infernales. Ce n’est pas encore gagné, hélas !

Comme il se doit à toute société folklorique - faire sérieusement les choses futiles et de manière amusante les choses sérieuses -, mardi matin, sous l’impulsion de la SGC, hommage sera rendu par l’ULB à Frans Kufferath, ancien président de l’Association générale des étudiants, tombé lors des premiers jours de la Seconde Guerre mondiale. Sa tombe, à quelques mètres de celle de Verhaegen, le représente avec sa penne et est le symbole de la destruction de la pensée et de la jeunesse par la guerre.