Mini-Europe reste à Bruxelles, pour trente ans au moins

Le site touristique sera agrandi et modernisé. 6 millions d'euros y seront investis.

Mini-Europe reste à Bruxelles, pour trente ans au moins
© GUILLAUME JC
Mathieu Ladevèze

Bonne nouvelle pour l’une des attractions touristiques les plus fréquentées de la capitale. Mini-Europe, Europea et Brussels Expo ont signé un accord, semaine dernière, prolongeant l’exploitation de Mini-Europe jusqu’à son intégration au sein du projet Neo-Europea.

À terme, Mini-Europe intégrera le pôle d’attraction et de loisirs le plus vaste de la capitale puisque s’installeront, sur le plateau du Heysel : un cinéma Kinépolis de 21 écrans et 4.000 places, le Spirouland (premier parc d’attractions du genre opéré par la Compagnie des Alpes) ainsi que la Cité des Enfants, futur lieu de découverte ludo-pédagogique. Sans oublier le parc des sports. D’ici l’arrivée de cette nouvelle offre, Mini-Europe aura évolué.

Le site sera agrandi d’environ 5.000 mètres carrés, passant de 24.000 à près de 30.000 mètres carrés, et modernisé : le pavillon accueillant les touristes, la boutique, etc. sera démoli puis reconstruit. Le nouveau pavillon sera dessiné par l’architecte Jean Paul Viguier et cofinancé par Europea tandis que les ateliers seront agrandis et une nouvelle plaine de jeux aménagée. Mini-Europe prévoit ainsi d’investir 6 millions d’euros et d’embaucher, notamment un directeur technique, du personnel pour la maintenance du parc, un technicien, etc. À l’heure actuelle, le site visité par 400 000 touristes en 2019 emploie 80 contractuels par an, soit plus ou moins 30 équivalents temps plein.

En signant ce partenariat, l’administrateur délégué de Mini-Europe Thierry Meeùs assure avoir fait “un choix de raison”. “Nous avions des pistes en Flandre et en Wallonie, dont une très sérieuse à Dinant. Ce fut un vrai coup de cœur pour nous. Mais pour une entreprise privée, s’interrompre pendant trois ou quatre ans, délai nécessaire pour s’installer à Dinant, c’est vraiment difficile. Si nous avions dû refaire le parc à l’identique ailleurs, cela aurait représenté un budget d’une vingtaine de millions d’euros. Et puis, Bruxelles a beaucoup d’atouts.”

Sauf accident, Mini-Europe va pouvoir rester une trentaine d’années sur le plateau du Heysel via un contrat de bail d’une durée de 27 ans conclu avec le développeur Unibail une fois le développement de Neo-Europea entamé. D’ici là, Mini Europe est locataire de Brussels Expo, propriétaire du foncier.

Dès ce lundi 29 mars (si les mesures Covid le permettent à ce moment-là), Mini-Europe rouvrira ses portes aux visiteurs et compte sur le soutien des Belges, après une année 2020 très difficile.

Pour mémoire, Le contrat Neo 1 signé avec le consortium Europea formé par Unibail-Rodamco-Westfield-Besix-CFE prévoit la construction, entre autres d’un quartier commerçant, de 590 logements et de nouveaux espaces verts, de loisirs, de culture et de sports.