Militants extrémistes, ex-paracommandos, complotistes... La Boum 2 hors de contrôle ?

Avec un grand nombre potentiel de participants parmi lesquels des profils "dangereux", la Boum 2 s'annoncerait "explosive", selon l'hebdomadaire Moustique.

Militants extrémistes, ex-paracommandos, complotistes... La Boum 2 hors de contrôle ?
©BAUWERAERTS DIDIER

Alors que l'un des organisateurs de La Boum et membre du collectif l'Abîme, Dave Monfort, raconte sur les réseaux son interrogatoire "plus rude que prévu" et exhorte la police à encadrer le nouvel événement planifié ce samedi "pour éviter que cela ne dérape", nos confères de Moustique publient ce mercredi une analyse interpellante.

L'hebdomadaire s'est en effet interrogé sur les profils des possibles participants en accédant aux échanges qui se font sur la messagerie cryptée Telegram. Et les informations sont plutôt inquiétantes. Dans cette masse, outre les "citoyens modérés" on retrouverait particulièrement des extrêmes : "complotistes, anti-vaccins, militants d'extrême gauche ou casseurs de flics".

Ce qui interpelle également nos collègues, c'est le nombre de participants car d'autres collectifs citoyens (Trace ton cercle, Cycle for Freedom ou Wake Up) pourraient se présenter à l'événement.... qui pourrait alors fédérer potentiellement "une dizaine de milliers de manifestants". Mais, au-delà de ces collectifs citoyens, le mouvement pourrait aussi être récupéré par des groupes dans lesquels gravitent des profils dangereux: responsables de mouvements d'extrême droite, ex-paracommandos, groupes issus du monde de la sécurité privée ou de salles de sports de combat...

Des informations qui laissent présager des débordements pour La Boum 2. Dave Monfort, gestionnaire du site l'Abîme, reconnaît d'ailleurs auprès de Moustique  : "Nous ne contrôlons plus rien. Des sous-groupes se créent, des personnes s'approprient notre logo, se font passer pour nous. Et c'est ce que nous voulions. Nous ne sommes pas organisateurs, juste initiateurs d'une prise de conscience."

Dans le même article, une source au sein de ministère de l'Intérieur affirme quant à elle suivre "cela de près avec la police judiciaire".

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