L'avocate de l'un des organisateurs de la Boum 2 s'exprime : "L'idée, ce n'est pas du tout d'aller contre le pouvoir"

Selon l'avocate, les organisateurs ne sont pas du tout irresponsables, mais prônent une liberté constitutionnelle.

La Rédaction

Ce samedi 1er mai devrait se tenir la Boum 2, un événement invitant les jeunes à se réunir pour la deuxième fois au Bois de la Cambre pour faire la fête. Un rassemblement qui fait scandale et que les autorités ont interdit pour éviter que les débordements survenus le 1er avril ne se reproduisent. Ce jeudi, la page Facebook de l'événement, regroupant près de 30.000 participants à d'ailleurs été supprimée sur la demande du parquet. Néanmoins, les organisateurs ne comptent pas laisser tomber pour autant. Parmi eux, Dave Monfort. Si ce dernier ne souhaite pas s'exprimer publiquement, son avocate a accepté de livrer son point de vue à nos confrères de RTL INFO.

"Ils ne le font pas pour eux, ils le font pour tout le monde. Ce qui a été véhiculé, c'est la liberté, 'laissez-nous faire tout ce qu'on veut', comme si ces gens étaient irresponsables. Mais ce n'est pas du tout le sens de la démarche des gens qui sont là", débute maître Ines Wouters. L'avocate affirme que l'événement a été interdit par un arrêté ministériel qui ne respecte pas la constitution. "Ce qu'ils désirent, c'est que cet événement soit accepté. C'est-à-dire qu'il soit autorisé. L'idée, ce n'est pas du tout d'aller contre le pouvoir. Mais au contraire, d'avoir une reconnaissance de la part des autorités de cette demande, du peu de risque qu'elle représente, et d'avoir une autorisation. Ce qui permettrait alors de l'encadrer, le cas nécessaire. Et puis s'il y a des gens qui sont là pour en découdre, à ce moment-là la police pourra bien entendu intervenir", poursuit-elle.

Selon les organisateurs de La Boum 2, tenir un tel événement et limiter le risque de contagion du virus est tout à fait possible. Pour l'instant, il est impossible de savoir combien de personnes risquent réellement de se réunir ce samedi. L'événement pourrait d'ailleurs se dérouler dans différents endroits en même temps. Le bourgmestre de Bruxelles est en contact avec la police et une réunion de coordination avec le Centre de crise aura lieu demain afin de prévoir le meilleur plan d'action pour le jour J. Rappelons que lors de la édition de la Boum, 34 blessés avaient été déplorés et les forces de l'ordre avaient procédé à 22 arrestations. 


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