Pour la première fois en un quart de siècle, la population bruxelloise aurait diminué

Selon les prévisions actuelles, et pour la première fois depuis 25 ans, la Région bruxelloise connaîtrait une diminution de ses habitants sur base annuelle, de plus de 3.000 habitants pour 2020, a annoncé jeudi le ministre bruxellois en charge des Statistiques, Sven Gatz (Open Vld).

Pour la première fois en un quart de siècle, la population bruxelloise aurait diminué
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Belga

Le Bureau fédéral du Plan et Statbel ont publié de nouvelles prévisions démographiques qui tiennent compte de l'impact potentiel de la crise liée à la covid-19 sur l'évolution de la population. Selon l'Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA), la cause de cette diminution sera la surmortalité et la baisse de la migration internationale en 2020 en raison de la fermeture des frontières européennes, a indiqué le ministre Gatz.

Focus 43, le bulletin d'information de l'Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA), se penche sur le baromètre démographique de la Région de Bruxelles-Capitale. Selon ces chiffres provisoires, la crise de la covid-19 réduirait la population de Bruxelles de trois mille habitants en 2020. Les migrations internationales ont été le moteur de la croissance de la population bruxelloise au cours des vingt dernières années. Dès 2021, les prévisions démographiques tablent sur une nouvelle augmentation en raison de la reprise attendue de ces migrations.

Les chiffres (provisoires) de la mortalité à Bruxelles indiquent une augmentation de plus de 2.000 décès en 2020, soit une hausse de plus de 20% par rapport à 2019. Les mois d'avril et de novembre ont été particulièrement meurtriers. Selon les prévisions démographiques, la surmortalité devrait diminuer sensiblement en 2021 et revenir à la normale à partir de 2022.

Avec la fermeture des frontières en mars 2020, les perspectives démographiques prévoient également une diminution de moitié du nombre de migrations depuis et vers l'étranger. Le solde migratoire international, qui est la différence entre le nombre d'immigrations et le nombre d'émigrations, diminuerait de 60% en 2020.

Le nombre de naissances en 2020 n'aurait quant à lui pas été affecté par la covid-19. Cependant, à partir de 2021, les prévisions régionales montrent une légère baisse de la fécondité. En raison de la crise sanitaire, un nombre plus important que d'habitude de projets de formation ou d'extension de la famille aurait été reporté ou annulé l'année dernière.