Bruxelles se prépare au match Portugal-Belgique : "Ça va vraiment être chaud"

Ce dimanche, la Belgique affrontera le Portugal à Séville, dans le cadre des huitièmes de finale de l’Euro 2020. Et à Bruxelles, on commence déjà à se préparer au match.

Bruxelles se prépare au match Portugal-Belgique : "Ça va vraiment être chaud"
©Tatiana Kunze
Tatiana Kunze (st.)

En début d’après-midi ce jeudi 24 juin, Bruxelles est encore calme. Albano fume sa cigarette à la terrasse de son bar-restaurant. Le Portugal, situé à la hauteur du pont Germoir, arbore un immense drapeau portugais. Le drapeau belge, plus petit, flotte à ses côtés. A l’intérieur, quelques clients profitent d’un repas de midi. Si la salle est loin d'être pleine actuellement, Albano sait que son bar sera rempli dimanche. Les clients sont obligés de réserver pour avoir une place, or il n'y en a déjà plus de disponible pour la soirée qui verra s'affronter la Belgique et le Portugal dans le cadre des huitièmes de finale de l'Euro 2020. “Il n’y aura pas plus de monde que d’habitude, il y a toujours du monde ici”, sourit le gérant.

Bruxelles se prépare au match Portugal-Belgique : "Ça va vraiment être chaud"
©Tatiana Kunze


Le café-resto assurera aussi un service en terrasse pour ceux qui n'ont pas pu réserver leur place au chaud. A l'intérieur, le bar dispose de deux écrans de part et d’autre de la pièce. “Les gens regardent le match par la vitre", confie Albano. “Puis ils viennent surtout pour l’ambiance.”

Pour ce Portugais habitant en Belgique depuis des années, il est difficile de choisir. Son cœur vacille entre les deux équipes. Pourtant il avoue préférer voir le Portugal gagner, même s'il doute que cela soit possible. "La Belgique reste très forte", admet le gérant. “J’aurais préfère les voir s’affronter à la fin du championnat. Ça va vraiment être chaud.” Mais quel que soit le résultat, Albano promet de garder les drapeaux de ses deux pays “jusqu’à la fin”.

Albano, gérant du café-resto Le Portugal
Albano, gérant du café-resto Le Portugal ©Tatiana Kunze


Une commune plus loin, à Saint-Gilles, dans le Pub Cee, des rediffusions passent en arrière-plan. L'atmosphère est très calme dans ce petit bar. Mais pour le match, le café risque d’être noir de monde. Béatrice, la gérante, s’attend à voir ses habitués venir ce dimanche, accompagnés des voisins du quartier. Les clients sont principalement portugais, mais elle se souvient, à la coupe du Monde en 2018, avoir vu quelques Français cachés dans la foule afin de simplement profiter de l’ambiance ibérique. 

Un peu plus bas, au rond-point de la Bascule, toujours à Saint-Gilles, Julien, gérant du bar l'Amère à boire, s'est préparé à l'Euro cette année. "On a cinq écrans à l'intérieur du bar, puis un écran tourné vers la rue aussi pour permettre aux personnes en terrasse de suivre le match", explique Julien. Pour le dernier match, France-Portugal, il y avait déjà une belle ambiance en rue. La police avait bloqué l'artère pour permettre aux supporters de faire la fête en sécurité, et la Stib avait installé des barrières pour que le tram puisse tout de même continuer sa route. L'avenue Paul Dejaer est alors devenue un joyeux melting-pot, les uns supportant la France, les autres le Portugal. "C’était comme un festival", se souvient Julien."Il y avait un sentiment de liberté après ce confinement, c'était chouette à voir."

Le gérant s'attend à voir la même chose ce dimanche. Mercredi passé, c'était les Français assis à la terrasse de l'Amère à boire, ce dimanche ce seront des clients aux couleurs noir-jaune-rouge qui s'installeront au comptoir. Les supporters de la Seleção préfèrent les bars portugais voisins à l'Amère à boire. Ensemble, ils se partagent la rue, peu importe le résultat du match. "C'est toujours une bonne ambiance ici, surtout avec les Portugais qui savent comment faire la fête," ajoute Julien, qui espère tout de même voir les Diables triompher.

Bruxelles se prépare au match Portugal-Belgique : "Ça va vraiment être chaud"
©Tatiana Kunze

Mais parfois, on préfère le confort de chez soi. Victor, par exemple, regardera le match en famille. Une habitude devenue tradition, l’étudiant regarde les matchs de foot depuis tout petit avec son père. “Je suis pour le Portugal, évidemment !”, s’exclame le belgo-portugais, attablé à une terrasse non loin de la place Flagey. “Mais si je devais parier sur un gagnant, je parierais sur la Belgique”, concède le supporter.

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