Création d'un écoquartier sur le site des Dames Blanches: "La décision tombe comme un couperet et prend tout le monde de court"

Selon les conseillers communaux MR Alexia Bertrand, Anne-Charlotte d'Ursel et Etienne Dujardin, l'accord négocié entre la commune et la Région Bruxelloise sur le champ des Dames Blanches, dernier grand espace non bâti de la commune de Woluwe-Saint-Pierre, marque un véritable tournant dans l'histoire de la commune. Après 40 ans, celle-ci vient de céder aux pressions de la Région Bruxelloise.

Création d'un écoquartier sur le site des Dames Blanches: "La décision tombe comme un couperet et prend tout le monde de court"
©D.R.

Pour Alexia Bertrand, "contrairement à ce qui figure dans l'accord de majorité, ce projet est imposé sans co-construction avec les habitants qui n'ont pas été impliqués dans la décision qui tombe comme un couperet et prend tout le monde de court à la fin des vacances".

"Avec 3/5 ème de logements sociaux prévus, la mixité qui devait être au cœur du projet, en est totalement absente. Le Collège communal renie son engagement du respect de la règle des trois tiers à savoir un tiers de logement social, un tiers de logement acquisitif et un tiers de logement locatif. Il se fait ainsi le complice d'une politique régionale qui ne correspond ni à la vision des habitants de notre commune ni à la mixité souhaitée dans le quartier", rappelle Etienne Dujardin.

Anne-Charlotte d'Ursel considère que le projet présenté va contre le sens de l'histoire. "Avec la prise de conscience climatique, ou encore les récentes inondations et la crise du Covid 19, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut plus d'espaces verts en ville et plus d'aération dans les quartiers et non pas densifier et imperméabiliser les espaces naturels encore disponibles, surtout dans des zones sujettes à inondation comme c'est le cas dans le quartier. Cette imperméabilisation est par ailleurs incohérente avec le souhait exprimé il y a peu par le ministre Ecolo, Alain Maron, d'acheter des champs agricoles en Brabant Wallon alors qu'il y a ici un des derniers champs agricoles encore en activité à Bruxelles".

Enfin, d'autres éléments inquiètent le MR: les gabarits des immeubles notamment la hauteur, le futur nouveau PPAS dont le statut de certaines zones ne dit pas si elles ne seront pas constructibles dans l’avenir. Les libéraux estiment ainsi que nous pourrions être réduits à ne vivre que la phase 1 d’un programme de construction en plusieurs phases qui en fin de compte densifierait le quartier à outrance.

Fameuse pierre d’achoppement dans le précédent Masterplan de 2017 rejeté par les habitants, l’impact sur la mobilité et le stationnement dans le quartier est également une source de préoccupation. Une étude est prévue et sera pilotée par l’organisme régional du logement.

Au mois de septembre, commencera la concertation avec les riverains. Le MR assure qu'il y sera très actif pour défendre le quartier et le maintien du PPAS actuellement en vigueur élaboré et adopté à l'initiative du MR (environ 130 logements en ménageant de larges espaces non construits) ainsi qu'une concertation obligatoire avant de modifier le PPAS.