Nette amélioration de la qualité de l'air à Bruxelles, lors de la journée sans voiture

C'était le point culminant de cette semaine européenne de la Mobilité. La journée sans voiture a radicalement changé la vie des Bruxellois, leur mode de déplacement, la qualité de leur air et leur quiétude.

Nette amélioration de la qualité de l'air à Bruxelles, lors de la journée sans voiture
©GUILLAUME JC

L'air était plus respirable ce dimanche dans la capitale Européenne, la concentration de plusieurs polluants a fortement diminué

Cette réduction s'est notamment faite ressentir sur les axes les plus fréquentés comme la station Arts-Loi, par exemple. Sur cet emblématique croisement, les concentrations de NO et NO2 ont respectivement chuté de 82 et 86% en comparaison à un dimanche moyen. Des chiffres encore plus impressionnants si on les compare à un jour de semaine moyen, où ceux-ci chutent de 92 à 91%.

Nette amélioration de la qualité de l'air à Bruxelles, lors de la journée sans voiture
©DR

Bruxelles s'apaise

C'est également au niveau de la pollution sonore que la situation s'est améliorée pour les Bruxellois ce dimanche, une bonne nouvelle quand on sait que 27% des Bruxellois sont exposés à des niveaux de bruit supérieur à la valeur seuil.

A proximité des autoroutes, les capteurs ont enregistré des diminutions très marquées, supérieures à 10 décibels (A). A Auderghem, à côté de la E411, comme à Woluwe-Saint-Lambert et de la E40, la pression accoustique a diminué de 90 %. Du côté de Saint-Gilles et de la rue Guillaume Tell, le bruit de fond baisse de 68 %, comme pour les environs de l'avenur Houba de Strooper à Bruxelles. La diminution tourne autour des 5 db(A) minimum pour ces zones. Le bruit de fond baisse quant à lui de 50 %, soit environ 3db (A) sur la chaussée de Wavre à Auderghem. Lors de l'instauration des 30 km/h au premier janvier 2021, la pollution sonore en ville avait chuté de 50%, ce qui représente un impact signitif sur lequel vient se calculer les résultats de cette journée sans voiture.

La journée sans voiture était donc l'occasion de rappeler comment la pollution des pots d'échappement impacte la qualité de notre air et de notre environnement sonore. Une cause non-négligeable puisque, en 2018, la pollution de l'air a tué 8.950 personnes de manière prématurée, rapporte l'Agence européenne pour l'environnement.