La famille du patron de café poignardé à Bruxelles est sous le choc: "Le Covid Safe Ticket est une raison de plus de se déchaîner"

Samedi dernier, le gérant d'un établissement bruxellois a été poignardé par un individu après que ce dernier ait refusé de montrer son pass sanitaire. Heureusement, le patron a échappé au pire mais lui et sa famille sont sous le choc: "Cela fait deux ans que nous devons jouer aux gendarmes."

La famille du patron de café poignardé à Bruxelles est sous le choc: "Le Covid Safe Ticket est une raison de plus de se déchaîner"
©Ennio Cameriere

Nos confrères du Het Laatste Nieuws rapportent les propos du fils du gérant du café. Selon lui, un homme, visiblement sous influence, est entré dans l'établissement situé rue des Poissonniers, à Bruxelles. "Nous avons tout de suite compris que quelque chose n'allait pas. Devant le café, nous avons une terrasse couverte où nous vérifions que les clients sont bien en possession du Covid Safe Ticket."

Cependant, la situation s'est très vite envenimée: "Après l’avoir refusé deux fois, la troisième fois, il s’en est pris à mon père avec un couteau. Certains clients sont intervenus et ont pu empêcher le pire. Mon père a eu beaucoup de chance, le couteau a manqué tous les organes vitaux", explique le jeune homme.

Cette agression a évidement choqué la victime et sa famille: "Mon père était sous le choc, mais heureusement, il ne gardera pas de séquelles. Cela fait deux ans que nous devons jouer aux gendarmes. Nous devons dire aux gens de porter leur masque ou de laisser une distance suffisante, alors que nous ne sommes pas formés pour cela. Et vous voyez qu’il y a de plus en plus de tension. Nous, le secteur Horeca, sommes au milieu de tout cela. Le Covid Safe Ticket est une raison de plus de se déchaîner", dénonce le fils.

Afin d'éviter pareil déroulement à l'avenir, le café a décidé d'employer un agent de sécurité: "Pour vérifier les CST, entre autres. Nous ne pouvons plus demander à notre personnel de courir ce risque. Le prix est élevé, de 250 à 300 euros par nuit. Mais c’est malheureusement et désespérément nécessaire", déplore-t-il.

Le suspect comparaîtra le 29 octobre prochain devant le tribunal correctionnel pour coups et blessures volontaires avec une arme prohibée.