Comme mercredi, les métros dans la capitale circulent au ralenti jeudi matin

Comme la veille, les métros dans la capitale circulent au ralenti jeudi matin sur toutes les lignes, à savoir M1, M2, M5, M6, fait savoir la société bruxelloise de transport public (STIB) à l'aube.

Les lignes de métro 1, 2, 5 et 6 circulent à nouveau à fréquence réduite ce jeudi en raison d'une action du syndicat libéral CGSLB. "Comme mercredi, les perturbations ne concernent que les lignes de métro. Les bus et les trams roulent normalement", précisait peu avant 10h00 une porte-parole de la société bruxelloise des transports publics. Les perturbations étaient cependant moindres que la veille à l'heure de pointe matinale. Sur le tronçon commun des lignes de métro 1 et 5, le temps d'attente entre deux métros était de trois minutes vers 07h30 et de six minutes sur le reste des lignes. En temps normal, en pleine heure de pointe, un métro circule toutes les 2,5 minutes sur le tronçon commun et six minutes sur le reste des lignes.

Sur les lignes 2 et 6, le temps d'attente s'étire sur six minutes également.

La direction et le syndicat libéral se rencontrent à nouveau ce jeudi, alors que le dialogue semble dans l'impasse. "Une réunion de concertation en vue d'un protocole d'accord était déjà prévue ce jeudi avec le front commun syndical, avant même l'action de mercredi", a ajouté la porte-parole An Van Hamme.

La CGSLB, qui a introduit un préavis d'actions le 14 octobre, dit relayer "les inquiétudes du personnel face à l'insuffisance des moyens humains et matériels pour assurer des transports en commun de qualité aux usagers". Le syndicat avait annoncé la semaine dernière prendre "toutes les mesures nécessaires" pour que soient entendues ses revendications sur des questions, notamment, de bien-être et de sécurité des travailleurs.

"Nous devons travailler avec un matériel roulant vétuste qui inflige une pression importante sur les techniciens et les conducteurs. On est toujours dans du rafistolage à la va-vite, alors qu'on constate de plus en plus de départs d'incendie dans les rames, de parties mécaniques qui tombent sur les voies, d'utilisations de véhicule pourtant inscrits sur les listes rouges. On en est à 'cannibaliser' les pièces d'autres rames pour entretenir un véhicule. Cela représente un vrai risque pour les voyageurs", a souligné auprès de Belga un représentant de la CGSLB en début d'après-midi. "Notre mouvement ne s'essouffle pas aujourd'hui, comme le prétend une porte-parole de la Stib sur une vidéo diffusée en ligne", a-t-il ajouté.

De leur côté, les syndicats chrétien et socialiste ne suivent pas ce mouvement et dénoncent, dans le chef de la CGSLB, une action intéressée visant à obtenir un délégué permanent supplémentaire.

La direction soulignait mercredi n'avoir "jamais fermé la porte au dialogue" et s'étonnait de cette action, tout en la déplorant. "Entasser les voyageurs en heure de pointe, ce n'est pas idéal", alors que les indicateurs de l'épidémie de coronavirus repartent à la hausse, concluait-elle.