Les taxis mobilisés en front commun bloqueront le trafic jeudi matin à Bruxelles

Deux rassemblements distincts sont prévus à compter de 06h00 du matin au niveau de la place Meiser et de la place Schuman.

Les taxis mobilisés en front commun bloqueront le trafic jeudi matin à Bruxelles
©IPM

Le secteur des taxis s'est mobilisé en front commun pour le blocage de la circulation jeudi dans la capitale, ce qui inclut entre autres la Fédération bruxelloise des Taxis (BTF), la Fédération belge des Taxis (FeBeT), les antennes syndicales de la FGTB et de la CSC, ou encore des associations comme Elite Taxi, Ingoboka-Taxi et le Collectif des Travailleurs du Taxi (CTT). Deux rassemblements distincts sont prévus à compter de 06h00 du matin au niveau de la place Meiser et de la place Schuman. Les manifestants se mettront en route entre 07h30 et 08h00. Ils viseront dans un premier à bloquer l'axe de pénétration de l'E40 près de la place Meiser et par ailleurs la rue de la Loi et ses tunnels du côté de la place Schuman. Ils se dirigeront ensuite vers la petite ceinture. Le premier groupe devrait emprunter la chaussée de Louvain pour ce faire. Les lieux de blocage sont susceptibles d'évoluer en cours de route. Les perturbations du trafic devraient durer au moins jusqu'en début d'après-midi, voire toute la journée.

"Si cet arrêté 'Sparadrap' est voté, nous introduirons en extrême urgence, dès sa publication au moniteur, un recours en annulation devant la Cour institutionnelle et poursuivrons à un autre niveau le gouvernement bruxellois pour engager sa responsabilité et demander des dommages et intérêts", a annoncé le secrétaire général de la Fédération Bruxelloise des Taxis (BTF), Sam Bouchal, confirmant ainsi une information divulguée par l'Echo. "Cet arrêté 'Sparadrap' n'est rien d'autre qu'un sparadrap qu'on veut coller sur la bouche de la justice. C'est un dangereux précédent qui met en péril la sacro-sainte séparation des pouvoirs. Sept ans n'ont pas suffi à faire cesser la concurrence déloyale, mais en moins d'une semaine on a trouvé une solution pour contourner une décision de justice. C'est scandaleux dans un pays démocratique".

Dans tous les cas, que les pratiques d'Uber soit légalisées ou non, des associations de taxis iront poursuivre à nouveau la société en justice pour réclamer des dommages et intérêts. "Uber a toujours opéré dans l'illégalité, depuis ses débuts", relève Sam Bouchal. "Il a, à plusieurs reprises sur la durée, été considéré comme un système frauduleux par la justice. On va, quoi qu'il arrive, poursuivre Uber au pénal pour demander réparation pour tous les chauffeurs de taxis qui ont été gravement impactés par cette concurrence déloyale".