Les taxis se rendent au cabinet d'Alain Maron pour parler de leur solution légale

A l'issue du Conseil des ministres, une délégation du front commun des taxis a pu faire part de ses revendications au ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort, s'est réjoui jeudi vers 14h00, à la sortie de la rencontre, le secrétaire général de la Fédération bruxelloise des taxis (BTF), Sam Bouchal.

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Les taxis se rendent au cabinet d'Alain Maron pour parler de leur solution légale
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Les chauffeurs ont décidé par la suite de se rendre devant le siège du parti Ecolo, situé boulevard Bischoffsheim, pour aller réclamer une rencontre avec le ministre bruxellois de la Transition climatique Alain Maron (Ecolo).

"On nous a dit que le texte 'sparadrap' va sans doute être discuté vendredi au parlement bruxellois et il va probablement faire l'objet de questions au Conseil d'Etat, ce qui va retarder le processus", rapporte Sam Bouchal.

"On est d'accord pour qu'une solution soit apportée aux chauffeurs liés à Uber qui ont ce travail pour seule ressource, mais on veut une solution légale en accord avec la règlementation du travail et qui ne torde pas le cou de la justice."

Pierre Steenberghen du Groupement national des entreprises de voitures de taxis et de location avec chauffeur (GTL) concède qu'il y a aujourd'hui une réelle pénurie de chauffeurs à Bruxelles. "Nous pouvons, en collaboration avec les pouvoirs publics, mettre en oeuvre une campagne de formation et d'embauche qui permette à de nombreux de ces chauffeurs d'opérer dans un secteur légal, qui offre des garanties salariales et sociales décentes.

Ils pourront même utiliser une application mobile, car Uber n'a pas l'apanage de la technologie." L'Union Belge du Transport, le syndicat du transport de la FGTB (UBT-FGTB) pense que l'octroi d'une licence temporaire pour le transport de limousine et l'entrée accélérée dans le secteur du taxi pour les postes vacants pourraient donner des perspectives à court terme aux chauffeurs liés à Uber. Philippe Lescot, représentant de la CSC-Transcom estime que cette solution est "plus honorable que celle décrite dans la proposition d'ordonnance dite 'sparadrap', proposée par certains partis de la majorité, car cette ordonnance ne connaîtra qu'un seul gagnant, c'est-à-dire Uber". Le front commun envisage de recourir à des moyens juridiques dans l'éventualité où une ordonnance "Sparadrap" qui colle aux demandes d'Uber était votée.