Manifestation Belgium United for freedom de ce dimanche: le bilan des débordements

De nouveaux incidents sont survenus en marge de la manifestation contre les mesures sanitaires qui s’est déroulée à Bruxelles ce dimanche. Le cortège est parti de la gare du Nord pour rallier la place Schuman. Sur le coup de 16h, la police a essuyé des jets des projectiles et des feux d’artifice.

S’en est suivi une charge de la police à coups de gaz lacrymogène et d’auto-pompes. La police a procédé aux arrestations administratives de 20 personnes. Quatre manifestants ont été transportés à l’hôpital pour y recevoir des soins, ainsi que deux policiers.

Le départ a été donné vers 13h25 à la gare du Nord où se sont donné rendez-vous 8000 personnes (selon la police), contre 35.000 personnes lors de "l’Acte 1" organisé le 21 novembre. Certains manifestants ont dévié de l'itinéraire par la rue Royale. Ils ont été avertis par les stewards de revenir sur l'itinéraire initial.

"Vers 15h15, un groupe a délibérément cherché la confrontation avec la police au barrage installé sur l'avenue d'Auderghem. Des projectiles ont été lancés et nos services sont intervenus. L'arroseuse a été utilisé. Du gaz lacrymogène a également été utilisé", explique Ilse Van de Keere, porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles.

Plusieurs poubelles ont été incendiées dans la rue Belliard. Des détritus et poubelles ont également été incendiés dans l’avenue d’Auderghem.

Vers 15h40, la police a appelé à la dislocation de la manifestation. "Nous avons procédé au refoulement des personnes qui ne voulaient pas quitter le secteur, à proximité du Cinquantenaire", précise Ilse Van de Keere.

"A l'heure actuelle nous avons connaissance de plusieurs véhicules de police endommagés. L'inventaire est en cours de rédaction", ajoute la porte-parole.

"Nous voulons une approche démocratique de cette crise et non dictatoriale", déclarent les organisateurs. "Les mesures prises, comme le Covid Safe Ticket, sont contraires à nos droits fondamentaux et discriminatoires."

Une partie des participants est vaccinée, ce qui ne les empêche pas de contester la gestion de la pandémie. "Les vaccins ne sont pas le problème, c'est le fait de penser à les rendre obligatoires", disent-ils. "Que ce soit pour le personnel soignant ou pour l'ensemble de la population, une telle obligation va à l'encontre de nos libertés et est inacceptable."

À la tête du cortège se trouvaient des délégations de pompiers et de soignants, qui s'érigeaient contre cette fameuse obligation vaccinale. D'autres manifestants dénoncent eux les vaccins et parlent d'une expérience génétique à grande échelle. Tant les autorités que les médias sont visés par les critiques et la méfiance, voire parfois d'agressivité à peine voilée.