Manifestation contre le CST: des affrontements ont éclaté entre la police et des émeutiers, 55 arrestations

Vers 16h15, un petit groupe de casseurs s'en est pris à la police.

Manifestation contre le CST: des affrontements ont éclaté entre la police et des émeutiers, 55 arrestations
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Environ 3.500 personnes selon la police, 50.000 selon les organisateurs, sont descendues dimanche dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur désaccord avec une obligation vaccinale et l'usage du Covid Safe Ticket (CST, le pass sanitaire requis pour accéder aux établissements horeca, événements culturels, etc.). Comme lors des deux précédentes marches, le 21 novembre et le 5 décembre, le cortège est parti de la gare du Nord pour rejoindre le parc du Cinquantenaire. Des échauffourées ont éclaté vers 16h15. Estimant que le décompte de 35.000 personnes avancé par la police de Bruxelles-Ixelles lors de la première manifestation était incorrect, les organisateurs ont décidé de déployer des caméras pour effectuer leurs propres calculs. Pour l'acte I, ils avaient en effet compté 76.000 marcheurs et marcheuses en s'appuyant sur les premières lignes et de la distance sur laquelle s'étendait le cortège le 21 novembre. Pour cette troisième manifestation, ils ont avancé le nombre de 50.000 participants.

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Comme lors des deux premières manifestations, des affrontements avec les forces de l'ordre ont éclaté. Vers 16h15, un petit groupe de casseurs s'en est pris à la police, lui lançant des pétards, des branches, des pavés et des bouteilles en verre. La police a répliqué avec du gaz lacrymogène, sans parvenir à calmer les esprits. 55 personnes ont été arrêtées. Il s'agit de 48 arrestations administratives et de 7 arrestations judiciaires. Un manifestant a été blessé et a dû être emmené à l'hôpital pour y être soigné. "Il y a également eu cinq rapports de dommages matériels", indique Ilse Van de Keere, porte-parole de la police.

Mercredi, le collectif Belgium United for Freedom, en tant qu'organisateur, avait pourtant appelé les participants et participantes à conserver le caractère citoyen, pacifique et neutre voulu pour l'événement. Il s'était en outre distancié des groupuscules extrémistes identifiés dans les rangs des manifestants lors des deux premiers actes et des casseurs.

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Dimanche, le collectif avait en outre prévu un service de stewards afin de maintenir l'ordre au fil de la marche, tandis que la police avait contrôlé de nombreux passagers et passagères quittant la gare du Nord pour vérifier qu'aucun objet interdit ou dangereux n'était infiltré dans la manifestation.

Comme en novembre et début décembre, des pompiers ont pris la tête du cortège pour s'ériger contre une obligation vaccinale.

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Pour Belgium United for Freedom, ce n'est pas la vaccination contre le Covid-19 qui pose problème, mais bien son caractère obligatoire pour le personnel des soins de santé. "Le CST aussi bafoue nos droits et libertés", avait déclaré mercredi son porte-parole, Sarkis Simonjan, remarquant que les personnes vaccinées obtiennent un CST qui leur permet d'accéder à différents lieux, alors que cela ne garantit pas qu'ils sont protégés contre une contamination.

Belgium United for Freedom demande à être entendu par le gouvernement et appelle celui-ci à mettre en œuvre un "débat citoyen", où les citoyens pourront exprimer leur mécontentement et leurs revendications. Le collectif laisse toutefois à l'appréciation des autorités les modalités de la consultation populaire réclamée.

48 arrestations administratives et 7 arrestations judiciaires. Un manifestant a été blessé et a dû être emmené à l'hôpital pour y être soigné. "Il y a également eu cinq rapports de dommages matériels", indique Ilse Van de Keere, porte-parole de la police.

"Nous comprenons que la pandémie prévaut et que l'ennemi, c'est le virus", a pointé M. Simonjan au départ de cette troisième manifestation. "Mais un débat doit être rendu possible sur la manière dont nous combattons ce virus. Avec les mesures en vigueur actuellement, le monde politique crée de la division, de la discrimination et de la paranoïa. Nous avons quelques idées et propositions mais, pour cela, le politique doit d'abord nous écouter. Nous descendrons dans la rue aussi longtemps qu'il le faudra pour qu'on nous écoute", a-t-il conclu.

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