Parlement bruxellois : le débat sur la neutralité des services publics débute ce lundi

Un premier expert sera entendu en commission finances et affaires générales.

Ro.Ma.
Parlement bruxellois : le débat sur la neutralité des services publics débute ce lundi
©Belga

C’est une suite, une conséquence, une condition de l’épineux compromis gouvernemental lié à la laïcité : la tenue d’un débat parlementaire sur les signes convictionnels dans les administrations.

Pour rappel, la Stib a été condamnée au printemps dernier pour discrimination envers une femme portant le voile. Après de multiples accroches, le gouvernement bruxellois a finalement décidé de ne pas interjeter appel. Une décision qui a fait l’objet de fortes tensions au sein de l’exécutif bruxellois, divisé sur la thématique. Outre cette décision, le gouvernement a décidé dans la foulée de renvoyer la balle au parlement, qui est désormais appelé à se saisir de l’épineux dossier.

Quelques mois après la polémique, les choses avancent. Dès ce lundi 7 février débutera au parlement bruxellois le fameux débat sur "la question du port ostentatoire de signes convictionnels – qu'ils soient philosophiques, politiques ou religieux – dans la fonction publique régionale". La discussion aura lieu au sein de la Commission des Finances et des Affaires générales de l'hémicycle régional.

Une vingtaine de personnes seront auditionnées. Parmi eux des académiques, des représentants des secteurs publics et privés, et des représentants du milieu associatif. Le premier expert à être auditionné ce lundi sera le professeur Jurgen Slembrouck (Université d’Anvers). Les auditions suivantes auront lieu les 21 février, 14 mars, 28 mars, 2 mai, 16 mai et 30 mai.

"Le Parlement est évidemment le lieu où on doit pouvoir prendre le temps d'échanger les points de vue sur les questions sensibles qui traversent notre société, en recueillant les éclairages des experts, des acteurs de terrain. Les différentes façons d'aborder les questions qui divisent doivent pouvoir y être exprimées et entendues", annonce Rachid Madrane (PS), président du Parlement.

Après les différentes auditions, plusieurs scénarios sont possibles, comme la « simple » la clôture des débats avec compte-rendu ou la rédaction d’une proposition de résolution ou ordonnance.