Par peur du bad buzz, la Stib dépublie une pub sur un de ses trams

La société de transports veut éviter le bad buzz et dépublie une publicité pour le géant de la fast-fashion.

Par peur du bad buzz, la Stib dépublie une pub sur un de ses trams
©Michel Reps
Sylvain Anciaux

Shein, c'est cette entreprise chinoise qui pèse plus de 100 milliards,spécialisée dans le prêt-à-porter en ligne, et qui ne donne qu'excessivement peu de crédit aux droits des travailleurs en Belgique ou ailleurs. De plus, la multinationale est régulièrement épinglée pour son mauvais comportement écologique et les milliers de colis quotidiens de clients insatisfaits qui sont retournés à l'envoyeur pour une empreinte carbone non-négligeable.

Depuis le 15 mars, un tram de la Stib arbore pourtant les couleurs de la marque, ce qui peut poser des questions en termes d'éthique. "En ce qui concerne les affichages publicitaires et dans les véhicules et les stations, la Stib sous-traite à une société privée, en l'occurence Decaux", confirme la société de transports, qui est elle-même dotée d'une charte d'éthique bannissant les publicités qui ne s'y plieraient pas comme celles pour l'alcool, le tabac ou les voitures. "Pour les publicités qui pourraient poser problème, Decaux nous contacte et nous avons un comité chargé de trancher. Ici, nous n'avons pas été consultés."
Afin d'éviter le bad buzz, la société de transport enlèvera la publicité problématique de son unique tram bariolé. À noter que la publicité représente une part non-négligeable pour la Stib, qui s'élève à 3,5 millions d'euros annuels, "c'est l'équivalent de trois trams".

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