Des radeaux végétalisés mis à l’eau dans le canal de Bruxelles

Le coût du projet est de 170 000 euros. Si la phase test est concluante après un an, d’autres radeaux d’une superficie totale de 440 m² seront ajoutés.

Des radeaux végétalisés mis à l’eau dans le canal de Bruxelles
©Bernard Demoulin

Le premier des sept radeaux végétalisés, conçus pour favoriser la biodiversité aux abords du canal de Bruxelles, a été mis à l’eau mardi matin, à hauteur de la capitainerie du Port de Bruxelles. Il s’agit d’un projet pilote mené par le Port et Bruxelles Environnement, avec la collaboration de la société britannique Biomatrix, qui a fabriqué les radeaux, et de la société française Ecocean, qui les a assemblés.

Ce sont sept modules, d’une surface totale de 224 m², recouverts d’une quinzaine de plantes dont l’Iris des marais, qui vont ainsi flotter le long du ponton du Bruxelles Royal Yacht Club, près du pont Van Praet, dans les prochains jours. Le but ? Recréer des zones refuges pour la faune aquatique sur et sous l’eau.

Le coût du projet est de 170 000 euros. Si la phase test est concluante après un an, d’autres radeaux d’une superficie totale de 440 m² seront ajoutés. L’entretien de ces dispositifs sera effectué par l’association Canal it up, qui agit pour rendre le canal bruxellois plus propre et plus vert. Des plongeurs naturalistes effectueront aussi un suivi de la biodiversité qui se développera autour de ces structures créées à partir de fibres de coco.

"Ces radeaux serviront aussi de zones relais lors de la migration de certaines espèces. Et ils contiennent différents types de plantes, notamment pollinisatrices. Il s'agit de plantes locales qui existaient déjà à Bruxelles. Le but est de favoriser leur retour", a expliqué sur place Étienne Aulotte, responsable du département Développement Nature à Bruxelles Environnement. "Il est important d'améliorer les conditions environnementales des abords du canal", a déclaré Alain Maron, ministre de l'Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale, "et d'avoir un espace de biodiversité optimalisé pour vivre en région bruxelloise dans un environnement le plus possible viable et agréable. Nous devons diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et cela passe par une lutte contre l'effondrement de la biodiversité". (Belga)