Plan taxi : les chauffeurs LVC veulent être entendus, "depuis des mois, Rudi Vervoort s’acharne à empêcher les chauffeurs LVC de travailler"

Le gouvernement bruxellois a validé son plan taxi hier.

Plan taxi : les chauffeurs LVC veulent être entendus, "depuis des mois, Rudi Vervoort s’acharne à empêcher les chauffeurs LVC de travailler"
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Les chauffeurs LVC réagissent au vote en 3e lecture du plan taxi et de sa transmission à venir au parlement bruxellois. Ils demandent toujours à être entendus par le ministre président Rudi Vervoort (PS). "Rudi Vervoort, a fait publier un article dans lequel il indique que le secteur LVC a été consulté. C'est faux", fait remarquer Fernando Redondo, le président de l'ABCL Bruxelles, qui représente les chauffeurs LVC à Bruxelles. "Nous avons en effet été consultés lors de la première lecture et nous avons soumis une contribution, mais depuis, plus rien. Pas un signe. Pas un mail. Pas de négociation. Pas de consultation. Nous n'avons pas eu accès au texte qui a été approuvé hier. Nous ne savons pas ce qui est dedans".

"Encore une fois, les vraies discussions n'ont eu lieu qu'avec les écuries de taxis. Alors que cette réforme porte sur l'ensemble du secteur. C'est pourtant de notre avenir à tous dont il s'agit. Ce n'est pas normal et c'est injuste", poursuit-il. L'ACB Bruxelles se plaint de n'avoir reçu aucune garantie sur l'avenir des chauffeurs LVC. "Depuis des mois, le ministre-président s'acharne à empêcher les chauffeurs LVC de travailler. Aujourd'hui encore, les nouvelles modalités du certificat de capacité ont vocation à saigner les LVC : précédemment, les taximen pouvaient être exemptés puisqu'ils avaient déjà travaillé depuis 3 à 4 ans dans le service. Il n'est rendu obligatoire que pour les nouveaux. Pour les chauffeurs LVC, il est imposé à tous les chauffeurs, nouveaux et anciens", déplore ainsi Fernando Redondo.

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