Action de protestation le 17 mai prochain pour empêcher l'exécution d'Ahmadreza Djalali

L'Université libre de Bruxelles (ULB), la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et Amnesty International (AI) appellent vendredi à une action de protestation massive, contre l'exécution imminente et pour la libération immédiate de l'universitaire irano-suédois, Ahmadreza Djalali, condamné à mort en Iran pour espionnage.

Action de protestation le 17 mai prochain pour empêcher l'exécution d'Ahmadreza Djalali
©BELGA

L'action aura lieu le mardi 17 mai sur le campus de l'ULB, en face de l'ambassade d'Iran. "Plus de 130.000 personnes en Belgique se sont déjà exprimées en faveur de la libération d'Ahmadreza Djalali par le biais de pétitions et d'autres actions", soulignent les trois institutions dans un communiqué commun. "Cependant, la menace d'exécution n'a jamais été aussi forte. La vie du docteur Djalali ne tient actuellement qu'à un fil."

L'ULB, la VUB et AI considèrent donc qu'il est crucial de montrer maintenant aux autorités iraniennes qu'elles exigent la libération du docteur Djalali. Elles appellent "toutes les personnes qui se sont élevées ces dernières années contre la détention, la peine de mort, les actes de torture et autres mauvais traitements subis par Ahmadreza Djalali à venir faire entendre leur voix et à faire changer d'avis les autorités iraniennes".

Des représentants de l'ULB, de la VUB et d'Amnesty International s'adresseront mardi, dès 17h30, aux sympathisants, aux étudiantes et au personnel des universités présents avenue Franklin Roosevelt. Les membres de toutes les assemblées parlementaires ayant adopté des motions plaidant pour la libération d'Ahmadreza Djalali ont également été invités, ont fait savoir les deux universités et l'ONG.

Le docteur Djalali, spécialisé dans la médecine de catastrophe, a été arrêté en avril 2016 lors d'une visite de travail en Iran. Il est accusé d'espionnage. Il a été condamné à mort à l'issue d'un procès inéquitable fin octobre 2017. Début mai 2022, plusieurs médias iraniens ont fait état d'une décision des autorités iraniennes d'exécuter le docteur Djalali avant le 21 mai.

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