Un chauffeur LVC bruxellois campe devant Uber pour lancer un signal de détresse : "Uber hors la loi"

Un chauffeur sous licence LVC (Location de Voiture avec Chauffeur) bruxelloise campe depuis lundi 22h00 devant le siège d'Uber, situé boulevard Louis Schmidt à Etterbeek, au motif que sa recette n'est plus rentable.

Belga
Manifestation de LVC en mars à Bruxelles
Manifestation de LVC en mars à Bruxelles ©BELGA

Il pointe le fait que la plateforme bloque l'accès au marché flamand aux détenteurs de licences délivrées dans les autres régions, alors qu'elle ne fait pas de même dans la capitale. Des affiches et pancartes portant des messages comme "Uber = discrimination", Égalité = Ouvrir la Flandre aux Bruxellois" et "Uber hors la loi" entourent son campement.

"Je ne comprends pas pourquoi Uber applique la loi en Flandre, mais pas à Bruxelles", s'interroge le chauffeur. "Ma recette n'est aujourd'hui plus rentable. Le marché est ouvert à tous dans la capitale, mais je ne peux pas travailler à l'aéroport et charger des clients en Flandre. Je trouve que c'est une injustice".

Interrogé sur le plan Taxi approuvé par le gouvernement bruxellois et bientôt devant le parlement, le chauffeur se dit méfiant. "Je pense qu'il n'est pas favorable aux LVC en général et qu'il favorise plutôt les chauffeurs de taxis. J'ai peur aussi que mon patron vende sa société et sa licence, avant qu'il n'ait plus le droit de le faire une fois le plan Taxi passé".