La commune d'Uccle rend son avis sur les plans de la région pour l'Hippodrome

Le conseil communal d’Uccle est allé dans le sens de la région, mais a proposé plus de verrous.

M.D.
La commune d'Uccle rend son avis sur les plans de la région pour l'Hippodrome
©JC Guillaume

Depuis le 27 avril, Perspective.Brussels a lancé une enquête publique dans le cadre du changement d’affectation du sol du parking de l’Hippodrome de Boitsfort. L’espace de stationnement se trouve en “zone forestière” où il est normalement impossible de construire. Mais le parking existait avant la mise en place de ce zonage. Un point qui bloque les permis pour l’aménagement de l’hippodrome. Les opposants attaquent en effet le projet par ce décalage réglementaire entre l’affectation du sol et l’usage réel et souhaité du parking par le co-gestionnaire Drohme.

La Région qui voit le dossier traîner, a donc souhaité mettre fin à ce problème. Elle compte faire passer la zone du parking en espace "d'intérêt collectif". En contre parti, l'espace entre les deux anneaux de l'hippodrome deviendra officiellement une zone forestière. Dans ce processus de changement d'affectation, la commune d'Uccle sur laquelle s'étend majoritairement l'hippodrome de Boitsfort, devait être consultée.

Lors du conseil du 19 mai, le collège communal s’est réjoui de la volonté de la région de garder un parking, et d’en conserver la capacité. Mais pour s’assurer que le site soit préservé, Uccle demande que la zone tampon en lisière de forêt de Soigne où la construction n'est pas possible, soit doublée, passant ainsi de 60 à 120 mètres.

Limiter les constructions

Le conseil communal a également demandé que la possibilité de construction sur les terrains affectés en “Zone de sport ou de loisir en plein air”, soit réduite à 2 % (au lieu de 20) ou à 2 000 m2 maximum.

Enfin pour les “Zone d'équipements d'intérêt collectif ou de services publics,” (le village hippique le long de la chaussée de la Hulpe), il reste possible de réaffecter le sol pour le transformer en espace de logements. Pour éviter un éventuel débordement, le collège souhaitait limiter la possibilité de construction “aux seuls logements de fonction strictement accessoires à la zone (conciergerie, gardiennage, entretien…)”

La conseillère communale Joëlle Maison (Défi) a alors proposé de ne pas retenir ce point considérant qu'il fermait trop de portes pour l'avenir. Le collège a accepté cette demande soutenue par le conseil estimant avoir déjà proposé suffisamment de verrou supplémentaire. "Si un projet, intéressant et pas trop intrusif se propose un jour, nous aurons la possibilité de le faire. Cela devra passer par un autre changement d'affectation du sol ou la commune aura son mot à dire. Nous avons donc changé notre avis pour suivre le conseil" explique Jonathan Biermann (MR), échevin en charge de l'Urbanisme.