"On veut du travail pour tous": les chauffeurs LVC et les taxis manifestent à Bruxelles en marge des discussions parlementaires

En marge des propositions d'ordonnances liées au plan Taxi qui sont discutées mardi matin au parlement bruxellois, une trentaine de chauffeurs sous licences LVC (Location de Voiture avec Chauffeur), selon une première estimation de la police de Bruxelles-Ixelles faite avant 10h00, se sont rassemblés à pied dès 09h00 rue du Lombard.

Belga
Image d'illustration.
Image d'illustration. ©BELGA

Il n'y a pas d'entrave à la circulation. Le rassemblement est d'allure sobre.

Fernando Redondo, le président de l'Association belge des chauffeurs de limousine (ABCL), estime qu'il y a une discrimination faite entre les taxis de station et les taxis de rue (actuels LVC) dans le plan Taxi. "On manifeste aujourd'hui pour soutenir les parlementaires qui font des propositions contre les amendements discriminatoires du plan Taxi. On veut du travail pour tous!"

L'association appelle en premier lieu à ce que les chauffeurs qui ont une licence LVC délivrée en Flandre ou en Wallonie mais qui travaillaient à Bruxelles puissent continuer à le faire.

Elle s'oppose aussi à la réglementation des tarifs par le gouvernement. "Il est essentiel que les prix restent dynamiques et puissent s'adapter en fonction de la demande", a défendu l'ABCL dans son communiqué. "Le samedi soir, par exemple, il y a beaucoup de demandes et les prix sont plus chers."

Par ailleurs, à l'appel de la FeBeT (Fédération Belge des Taxis), des chauffeurs de taxis se sont rassemblés à 10h00 près de la gare du Nord pour partir vers 11h00 en direction du cabinet de la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Ecolo), boulevard St-Lazare, et du siège de son parti, situé rue Van Orley. Ils iront ensuite devant le parlement bruxellois.

"On n'a pas encore de chiffres pour le numerus clausus et les LVC bruxellois s'en inquiètent comme nous, car nous ne voulons pas qu'il y ait trop de voitures qui se partagent le marché", souligne Khalid Ed-Denguir, président de la FeBeT. "Comme pour les plateformes LVC, les plateformes de taxis vont avoir des agréments, ce qui va augmenter la charge administrative. L'administration ne répond déjà pas rapidement à nos mails, car elle a trop de travail."