"La Région bruxelloise refuse de faire face à la hausse fulgurante des loyers", dénonce une quarantaine d'associations

Une pétition a été remise au Parlement bruxellois ce vendredi.

"La Région bruxelloise refuse de faire face à la hausse fulgurante des loyers", dénonce une quarantaine d'associations
©Belga

L'Action Logement de Bruxelles a remis vendredi au greffe du Parlement bruxellois une pétition signée par 1.000 personnes pour tenter de faire entendre dans le cadre d'une interpellation citoyenne ses récriminations au sujet du niveau des loyers en Région-capitale.

"Le nouveau Plan d'Urgence pour le Logement (PUL) -ndlr: présenté par le gouvernement bruxellois il y a quelques mois- nous montre que la Région bruxelloise refuse de faire face à la hausse fulgurante des loyers", soutient la quarantaine d'associations participant à l'action.

Selon l'Action Logement de Bruxelles, on met plutôt en place un "flux d'argent public vers les bailleurs privés".

L'Action demande une baisse des loyers immédiate de 25% par rapport à la grille indicative existante des loyers, soit un retour aux loyers de 2004 augmentés de l'indexation depuis lors; une renégociation des crédits hypothécaires octroyés aux propriétaires-occupants; et une interdiction formelle de spéculer sur les loyers pendant au moins 5 ans avec un gel des loyers imposé après la baisse.

Elle exige également une transparence sur les données du cadastre pour identifier quelles sont les entreprises immobilières ou fonds d'investissement qui rachètent les logements et font augmenter les prix; une contribution financière des multi-propriétaires pour aider les locataires en difficulté, les personnes sans-abri et les personnes avec ou sans-papiers qui ont perdu leurs revenus à cause de la crise sanitaire.

Autres attentes des pétitionnaires: une réquisition immédiate et gratuite des bâtiments vides pour l'hébergement des personnes sans-abri et une expropriation des propriétaires qui laissent délibérément leur bâtiment à l'abandon en vue de les transformer en logements sociaux et l'arrêt pur et simple des expulsions de locataires.