Le plan de circulation aura duré moins d'un mois: Molenbeek fait marche-arrière dans le Quartier Maritime

Une réunion exceptionnelle du collège échevinal de Molenbeek a eu lieu ce mardi.

Ro.Ma.
Le plan de circulation aura duré moins d'un mois: Molenbeek fait marche-arrière dans le Quartier Maritime
©OpenStreets

La mesure aura tenu moins d'un mois. À Molenbeek, un "filtre" de circulation a été placé en août au croisement de la rue Vanderstichelen et de la rue Vandenboogaerde. Un test de trois mois demandé par des associations pour réduire le trafic de transit dans ce quartier densément peuplé.

Quelques heures après l'installation du "filtre", du vandalisme avait eu lieu (tonneaux déplacés, panneaux abîmés…). Des contestations se sont fait entendre, une pétition a été lancée… et la commune aux moulins a finalement donné raison aux contestataires.

Le plan de circulation est abrogé, indique La Capitale. Une information qui nous a été confirmée le cabinet de la bourgmestre Catherine Moureaux (PS).

"C'est une décision collégiale, une décision de la sagesse. Il y a beaucoup de mécontentement avec la mise en place du plan. L'échevin va consulter les habitants et les associations, et s'est engagé à revenir avec un nouveau plan dans les 3 mois", indique le porte-parole de la bourgmestre.

Les associations et Van den Brandt déplorent

Pour l'association Filter Café Filtré, cette décision est une "déception énorme", une "gifle à la figure". "Nous n'avons pas été concertés", déplore Annekatrien Verdickt. Ces derniers mois, l'association a organisé des activités de détente sur l'espace public libéré du trafic, avec transat, tables et jeux. La citoyenne pointe du doigt les protestataires et leurs méthodes : " Des enfants qui venaient arroser les plantes au carrefour ont été insultés. Ce sont ceux qui font le plus de bruit qui ont eu raison." Annekatrien Verdickt indique que, si des personnes se sont opposées au plan, beaucoup d'habitants sont en faveur du filtre. Une lettre ouverte a été cosignée par plus de 50 personnes. "Un test nécessite du temps, une consultation et un dialogue, et éventuellement des ajustements", avaient cosigné les auteurs au moment de l'implémentation du filtre. Le cabinet de la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) dit "déplorer" la décision du collège échevinal molenbeekois de mettre fin prématurément au test.