Les dernières communes bruxelloises sont passées au gaz riche

En provenance de Norvège, de l'Algérie, du Royaume-Uni ou encore du Qatar, avec la même quantité qu'auparavant, ce gaz riche génère plus d'énergie.

Les dernières communes bruxelloises sont passées au gaz riche
©PHOTONEWS

Ce 1er septembre, les communes bruxelloises de Forest, Uccle, Ixelles, Etterbeek, Auderghem, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert, sont passées - avec succès - au gaz riche, indique lundi dans un communiqué Sibelga.

Le gestionnaire des réseaux de gaz naturel à Bruxelles avait entamé la transition sur le territoire bruxellois vers le gaz riche depuis 2020. Lors des deux premières années, les onze autres communes - soit près de 325.000 ménages - étaient passées au gaz riche.

Jusqu'en 2020, la Région de Bruxelles-Capitale était exclusivement fournie en gaz pauvre provenant du nord des Pays-Bas. Mais à la suite de la diminution de ses réserves en gaz, le gouvernement néerlandais a décidé de réduire progressivement les exportations de gaz pauvre dès 2024, jusqu'à un arrêt définitif des exportations d'ici 2030.

Il était donc essentiel en Belgique et à Bruxelles de se tourner rapidement vers des sources d'approvisionnement alternatives telles que le gaz riche, qui provient d'autres régions telles que la Norvège, l'Algérie, le Royaume-Uni ou encore du Qatar, souligne Sibelga.


"Bien que cette conversion ne soit nullement liée à la guerre en Ukraine, elle permet néanmoins de diversifier les sources et de contribuer à la sécurité d'approvisionnement en gaz naturel de plus de 500.000 clients bruxellois", précise Inne Mertens, directeur général de Sibelga.


Le gestionnaire des réseaux de gaz à Bruxelles ajoute par ailleurs que la conversion du réseau de distribution n'a aucun impact sur la facture énergétique, de même que sur la consommation de gaz: "la différence entre ces deux gaz réside dans le pouvoir calorifique. Pour un même volume de gaz utilisé, le gaz riche génère plus de chaleur que le gaz pauvre. Le montant de la facture est, lui, calculé sur la base de l'énergie consommée (en kilowattheures) et non en fonction du volume de gaz délivré."