Budget bruxellois: le gouvernement veut soutenir les plus vulnérables et garder le cap d'un retour à l'équilibre en 2024

Le gouvernement bruxellois est parvenu à un accord sur son budget mardi après-midi.

Belga
Budget bruxellois: le gouvernement veut soutenir les plus vulnérables et garder le cap d'un retour à l'équilibre en 2024
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Le gouvernement bruxellois entend à la fois maintenir le cap qu'il s'est fixé d'un retour à l'équilibre structurel de son budget en 2024 - hors investissements stratégiques - et soutenir les plus vulnérables, les entreprises et le non-marchand face à la crise de l'énergie, a-t-il annoncé mercredi. Au cours d'une conférence de presse collective de l'équipe Vervoort, consacrée aux grands axes de son projet de budget pour 2023, le ministre des Finances Sven Gatz (Open Vld) a indiqué que le gouvernement régional s'était mis d'accord sur un déficit de 400 millions d'euros pour l'année à venir (ndlr: sur un total de dépenses proche de 7 milliards d'euros).

Côté recettes, les perspectives pour 2023 augurent d'après M. Gatz une croissance de plus de 200 millions d'euros, liées à une dotation fédérale encore en hausse pour le moment et à de meilleures recettes IPP. Idem au rayon de certaines taxes régionales (droits d'enregistrement et de succession).

L'augmentation des coûts énergétiques pour les institutions régionales, principalement la Stib, sera absorbée par la marge des sous-utilisations budgétaires à hauteur de 100 millions d'euros. Les tarifs pour l'usager ne suivront pas l'explosion des dépenses énergétiques, promet le gouvernement. Mieux: conformément à la déclaration de politique régionale, à partir de février prochain le tarif d'abonnement des seniors sera revu à la baisse, à la hauteur de celui réservé aux jeunes (12 euros par an), a précisé la ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

Le gouvernement Vervoort prévoit par ailleurs une provision de 200 millions d'euros en complément de ce qu'a prévu le fédéral, pour les citoyens, les entreprises, les organisations dans le non-marchand, les communes et les CPAS. Étant donné que le fédéral a concentré le gros de son effort sur les citoyens via le tarif social étendu, la Région accentuera le sien sur les entreprises, avec une attention particulière aux TPE et PME.

Plus de 26 millions d'euros seront consacrés à couvrir partiellement les charges du surcoût énergétique dans le secteur non-marchand. Il y aura également 20 millions d'euros de plus pour aider les CPAS à rencontrer les demandes d'aides ouvertes à tous les ménages dans ce contexte.

23 millions d'euros supplémentaires seront par ailleurs consacrés aux communes (hausse du coût de l'énergie et indexation des salaires).

Confirmation: le calcul de l'indexation des loyers tiendra compte du niveau de Performance Energétique du Bâtiment.

Les indemnités ministérielles seront réduites de 8%, comme ailleurs, à partir de janvier prochain.

Le différend sur les titres-services survenu en fin de conclave a été aplani. Selon le ministre de l'Emploi, Bernard Clerfayt (DéFI), quelque 13 millions d'euros de plus y seront consacrés et l'engagement à compléter ces moyens en fonction des besoins en cours d'année a été confirmé.