Le commissaire général de la police fédérale Mark De Mesmaeker ne prolongera pas

Il était depuis 2018 à la tête de la police fédérale, où il avait succédé à Catherine De Bolle.

Newly appointed general commissioner of the Federal Police Marc De Mesmaeker poses for the photographer in Brussels, Thursday 14 June 2018. BELGA PHOTO JAMES ARTHUR GEKIERE
Newly appointed general commissioner of the Federal Police Marc De Mesmaeker poses for the photographer in Brussels, Thursday 14 June 2018. BELGA PHOTO JAMES ARTHUR GEKIERE ©BELGA

Le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker ne renouvellera pas son mandat pour des raisons personnelles, annonce son service presse jeudi. Ce mandat arrive à échéance en juin 2023. L'intéressé l'a fait savoir aux ministres de l'Intérieur Annelies Verlinden et de la Justice Vincent Van Quickenborne. Il était depuis 2018 à la tête de la police fédérale, où il avait succédé à Catherine De Bolle.

Ces dernières semaines, des informations faisaient état d'une possible non-reconduction de M. De Mesmaeker. Selon Het Nieuwsblad, le commissaire général avait été convoqué fin novembre par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Annelies Verlinden et Vincent Van Quickenborne. Au cœur de l'entretien: les difficultés de recrutement ou encore l'échec de la lutte contre la mafia de la drogue à Anvers. À la Chambre, la ministre de l'Intérieur avait alors démenti tout rappel à l'ordre. À la suite de cet entretien, Mark De Mesmaeker avait reçu le soutien des syndicats policiers.

Le commissaire général souligne jeudi que tant la population que les autorités, les autres partenaires de sécurité et bien sûr les travailleurs de la police fédérale et, par extension, de la police intégrée, peuvent toujours compter sur son plein engagement.

Dans une réaction commune, Annelies Verlinden et Vincent Van Quickenborne ont confirmé avoir été informés de la décision de Mark De Mesmaeker. Ils le remercient "pour la coopération constructive et le travail qu'il a accompli ces dernières années."

"Les ministres et le commissaire général partageaient la même ambition depuis deux ans : une organisation de la police meilleure, plus forte et plus moderne. Il l'a toujours fait avec beaucoup de dévouement et d'engagement, avec et pour les gens", soulignent les deux ministres. "Comme il l'indique lui-même, cette coopération se poursuivra dans le respect mutuel jusqu'à la fin de son mandat. Les défis sont nombreux pour les policiers, et nous devrons les relever ensemble dans les mois à venir."