L'automobiliste qui avait renversé et tué une piétonne chaussée de Haecht à Schaerbeek, le 7 novembre 2017, a été condamné vendredi par le tribunal de police de Bruxelles à une peine de travail de 250 heures et une interdiction de conduire de quatre ans.

Le jugement est tombé ce vendredi: l'automobiliste qui, en novembre 2017, a tué la jeune femme et journaliste au Standaard alors qu'il roulait à du 90 km/h dans une zone limitée à du 50 à Schaerbeek écope d'une peine de 250 heures de travail forcé et d'une interdiction de conduire pendant 4 ans.

Une décision de la justice qui choque et abasourdit les parents de la victime et les organisations pour plus de sécurité routière, de par sa légèreté. Sur sa page Facebook, le collectif schaerbeekois 1030/0 réagit. "Trente jours de travail pour avoir tué une jeune femme. C'est la peine infligée au chauffard qui a pris la vie de Stephanie Verbraekel en novembre 2017. Nous ne sommes pas revanchards, mais une peine de travail de 250 heures et une interdiction de conduire de quatre ans - c'est d'une insoutenable légèreté. Tuer quelqu'un en roulant 90 km/h à l'entrée d'une zone 30 n'est pas un "accident" : c'est utiliser sa voiture comme une arme d'assaut. Aujourd'hui, on a l'impression qu'on se moque de tout notre travail. Avec un tel signal, les criminels de la route continueront."

Contacté, un porte-parole du collectif poursuit. "Nous sommes en contact avec les parents et ils sont dépités. D'un côté il y a leur fille, qui a été tuée et de l'autre le conducteur qui a 250 heures de travail comme peine. Il n'a même pas d'amende financière..." Pour l'association, la légèreté de ce jugement ne permettra pas de lutter contre le sentiment d'impunité des chauffards. Un phénomène qu'il semble pourtant urgent d'endiguer au vu du climat qui règne sur les routes bruxelloises en ce moment.

"Il faut prendre des mesures fortes au niveau du pénal, des infrastructures et de la prévention. Tout est lié. Il faut bien sûr des peines plus lourdes mais il faut aussi changer le modèle de nos routes. Quand on a des gros boulevards larges et bitumés, il est très difficile de rouler à du 30 km/h."


Le parquet va en appel

Le parquet de Bruxelles, qui avait demandé une peine de 18 mois de prison ferme, a décidé de faire appel du jugement rendu vendredi, a indiqué son porte-parole, Denis Goeman. 

Le prévenu avait demandé à un témoin de ne pas dramatiser la situation et n'avait jamais tenté, avant le procès, de présenter ses excuses à la famille de la victime.