C’était le 3 février dernier. Cette nuit-là, alors qu’un Jettois de 52 ans rentrait paisiblement à pied chez lui, un hévihucule circulant à vivre allure sur l’avenue Charles Woeste allait subitement mettre fin à ses nombreux projets de vie. Le conducteur de la Volkswagen, sous l’influence de stupéfiants, n’en a eu que faire du passage pour piétons sur son chemin. Il a foncé à vive allure, réalisant un tout droit sur le rond-point. Les images du choc sont particulièrement violentes. Diffusées au lendemain de l’accident, elles avaient d’ailleurs suscité un vif émoi.

D’autant que le conducteur ne s’est même pas arrêté après avoir percuté le piéton de 52 ans, décédé sur le coup. Il a poursuivi sa course, comme si de rien. Ce n’est que le lendemain qu’il s’est rendu. Lors de son arrestation, Youssef avait été placé sous bracelet électronique.

Sept mois après l’accident mortel, Youssef a comparu devant le tribunal. Ses avocats, les pénalistes Yannick De Vlaemynck et Eddy Cochez ont expliqué à l’audience qu’il se trouvait en état de choc et qu’il souffrait probablement d’une commotion, raison pour laquelle il aurait préféré se rendre à l’hôpital au lieu de s’arrêter pour tenter de porter secours à sa victime. Ils ont plaidé une peine de travail.

Sauf que l’hôpital choisi par Youssef n’était pas du tout le plus proche des faits. Le ministère public a requis une peine de 5 ans pour homicide involontaire et 4 ans pour le délit de fuite.

Le jugement sera prononcé le mois prochain.