Bruxelles

Bruxelles, capitale de l’Europe et capitale de la Belgique. Mais pourra-t-elle un jour devenir leader dans la recherche et le développement scientifiques? C’est en tout cas ce qu’espère Benoît Cerexhe, ministre, entre autres, de la Recherche scientifique en Région bruxelloise.

M. Cerexhe avait donné rendez-vous ce mardi à la presse à l’hôtel Métropole. Et non sans raison. Car c’est dans cet établissement prestigieux que s’est réuni le gratin mondial scientifique - dont Einstein - lors du congrès Solvay il y a 101 ans. Depuis, les protagonistes ont changé, mais l’esprit qui les anime est identique : encourager la recherche.

Le but de cette journée était avant tout d’annoncer la mise à jour du plan Régional pour l’innovation. Celui-ci a vu le jour en 2006 et nécessitait un bon dépoussiérage. Cette mise à jour détermine cinq objectifs précis, comme par exemple "créer un environnement favorable aux entreprises innovantes".

Benoît Cerexhe rappelle que "ce n’est pas qu’une question d’image et de visibilité. La vitalité-même de notre système de recherche et d’innovation dépend directement de son attractivité, des envies de collaboration que nous sommes capables d’éveiller chez nos partenaires existants ou potentiels."

Plusieurs organismes régionaux travaillent en étroite collaboration afin de dynamiser l’innovation dans la capitale. Innoviris, le Conseil de la Politique scientifique (CPS), Agoria, Research in Brussels (RIB) et l’Agence bruxelloise pour l’Entreprise (ABE) sont autant d’acteurs qui soutiennent la recherche & le développement, ou "R&D". En soutenant - souvent financièrement - les différents pôles de recherche universitaire mais aussi les entreprises, ces associations espèrent voir surgir un nouveau souffle dans le domaine en Région bruxelloise.

L’une des raisons principales pour la nouvelle stratégie de la Région en la matière est 2014. Cette année sera primordiale pour l’innovation avec l’arrivée du programme européen "Horizon 2020" ainsi que de la nouvelle mouture des fonds structurels pour la recherche et l’innovation.

La Région compte bien parvenir à l’objectif européen de consacrer 3% de son PIB à la R&D, dont 1% par le public. Afin de ne pas jeter l’argent par les fenêtres, la mise à jour du Plan comprend un nouvel outil, le tableau de bord. Il servira à évaluer la position de la Région dans le secteur et à optimiser les efforts futurs à consentir. "Le but de toutes ces mesures est d’amener Bruxelles dans le peloton de tête des capitales de la connaissance", a ajouté le ministre bruxellois.

Avec ses trois universités, ses nombreuses hautes écoles et près de 16 000 chercheurs et travailleurs dans le secteur de la R&D, Bruxelles ambitionne de devenir un lieu incontournable de la recherche en Europe.

Niko Vanderputten (st.)