Dans quatre semaines, la phase test du nouveau plan de circulation élaboré dans le cadre de la "piétonnisation" du centre-ville débutera. L’Atelier de recherche et d’action urbaines (Arau) estime que celle-ci engendrera une dégradation de la desserte de transports en commun dans le Pentagone.

Le nouveau plan de circulation ne s’attache pas à résoudre les points noirs présents sur le réseau des transports en commun de surface, estime l’Arau, qui affirme que la Ville de Bruxelles qui fait fi des recommandations de son propre plan communal de mobilité (PCM), des constats dressés par la Stib et par le bureau d’études Technum va empirer la situation !

L’Arau cite divers axes pour lesquels le PCM recommande la création de bandes réservées aux bus : l’axe rue Van Artevelde- rue d’Anderlecht et la rue Dansaert. "Alors que l’étude Technum a constaté dans ces deux axes des flux denses et des conflits avec les piétons et le stationnement, le plan de circulation ne prévoit aucun aménagement pour faciliter la circulation des bus !"

Qui plus est, le nouveau plan créerait de nouveaux points noirs en supprimant des bandes bus existantes. "La bande bus située rue Fossé aux Loups se verra réduite à peau de chagrin et les bus seront à nouveau englués dans le trafic dont la densité sera à cet endroit augmentée par la mise en place du mini-ring."

L’Arau déplore également le fait que le plan limite l’accès de plusieurs lignes Stib et De Lijn à l’hyper-centre. Ce sera notamment le cas des bus 38 et 63 qui ont actuellement leur terminus à De Brouckère mais qui s’arrêteront à la gare Centrale à partir du 29 juin. "Les usagers de ces lignes devront continuer leur trajet à pied ou subir une correspondance, ce qui peut parfois se révéler très pénible", fait valoir l’Arau.

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