Le combat anti-dépôts clandestins ne se borne pas au pieux message des panneaux quadrillant, depuis 15 jours, le km2 tennoodois. La preuve, ce lundi 13 octobre encore, entre 8 et 15 heures, avec trois patrouilles ad hoc...

"Nous travaillons avec une benne, un second camion plus petit, 7 hommes et 9 policiers", comptabilisa Patrick Schuijts, vers 14h, au moment de quitter une seconde fois le dépôt communal de la rue St-Josse. Au bout du parcours, c’est presque le tout St-Josse qui aura été débarrassé de ses immondices. Quoique... "Neuf fois sur 10, ce sont toujours les mêmes endroits!", peste Philou, l’un des hommes à mettre les mains dans le cambouis. Et celui-là de poursuivre son analyse, alors que l’enlève-crasses a stoppé au milieu de la rue St-François : "Parfois, des gens viennent des Pays-Bas!", s’émeut-il en montrant ce sac de papiers, scrupuleusement déchirés pour éviter toute identification. "J’en ai même vu de Mouscron. Vous imaginez? Pourquoi ne jettent-ils pas leurs saletés chez eux? Faut pas déconner, tout de même..."

Outre le ramassage systématique de tout ce qui salit le paysage, l’opération Propreté (il en est de nuit aussi, une semaine sur deux) tenait en un double volet dont Jean Ribeiro Gois, l’adjoint de Patrick Schuijts, s’est fait le chantre : "La communication est la base de tout. D’habitude, les gens comprennent."

Sacs-poubelle épluchés

Ce dernier n’a cependant pas une tâche aisée. A l’arrêt dans les rues critiques, les camions laissent aux ouvriers le soin d’éplucher les sacs poubelles, à la recherche qu’ils sont de l’indice qui identifierait le(s) contrevenant(s). Puis, Jean Ribeiro Gois entre en piste, en sonnant chez les indélicats. "Nous sommes là pour l’information, la communication et la répression."

Ce lundi après-midi , ces courageux sont tombés sur du courrier à l’adresse sciemment coupée, des pelletées d’immondices (une récolte tournant autour des 5,5 tonnes!) et ont fixé une fameuse panoplie d’amendes. "Depuis un mois, l’on note une amélioration de 5%", estime l’un de nos interlocuteurs et ce, en dépit de dépôts, au pied même d’un explicite et immense Taxe de 250 €/m3 .