Bruxelles

Les femmes sont fragiles. Elles ne savent pas conduire. Elles sont patientes avec les enfants " Pour en découdre avec ces préjugés, Bruxelles Formation a organisé une journée de réflexion sur les rôles de l’homme et de la femme au travail.

Au programme : un concours artistique, remporté par les élèves de l’Athénée Royal Leonardo Da Vinci à Anderlecht, une pièce de théâtre jouée par les élèves du cours de français de l’ASBL Sima et un débat, en présence d’Emir Kir, ministre bruxellois en charge de la Formation professionnelle.

Bruxelles Formation le constate au quotidien : les femmes ne sont pas légion dans certaines formations. Le déséquilibre le plus marqué se retrouve dans les métiers de la construction et de la logistique où seuls 11 stagiaires sur 400 sont des femmes à Bruxelles. Et elles n’étaient que deux, il y a un an. Bruxelles Formation se dit "optimiste et engagé", également en interne, pour lutter contre les clichés qui empêchent les femmes de se diriger vers tous les types de métiers. " Il faut permettre aux femmes de découvrir des formations et des métiers le plus souvent destinés aux hommes, comme chauffeur, clarkiste, maçon ", a déclaré Emir Kir, en insistant également sur l’importance de l’indépendance financière pour les femmes.

Le débat qui a suivi a confirmé la nécessité de dialogue et d’informations sur les stéréotypes et les rôles attribués aux genres dans notre société. "Un homme ne sait pas s’occuper d’enfants" , a-t-on d’ailleurs pu entendre dans le public. Le poids des préjugés touche également la gent masculine et pose la question des difficultés que rencontrent les hommes qui se dirigent vers des métiers supposés féminins. Les formations liées à l’enfance, au secrétariat, à l’assistance sont encore très, trop connotées sexuellement. Décidément, les préjugés ont la vie dure.