Tandis que la Commission européenne et la Région bruxelloise ont annoncé le lauréat du concours d’urbanisme pour réaménager la rue de la Loi et ses abords dans le quartier européen, l’Atelier de recherche et d’action urbaines (Arau) tient à souligner que "sur le terrain, les affaires continuent sans tenir compte le moins du monde du schéma directeur".

Selon l’Arau, le projet d’extension du Juste Lipse, chaussée d’Etterbeek, (NdlR : la commission de concertation de la Ville de Bruxelles a rendu un avis favorable sous condition) est contraire au schéma directeur sur plusieurs points. Tout d’abord, le schéma prévoit qu’"en-dehors du programme de restructuration des implantations de la Commission, toute formule de densification en bureaux est exclue". Or, fait remarquer l’Arau, "la Ville de Bruxelles a déposé un projet qui prévoit 10262 m2 de bureaux sans le moindre commerce au rez". Autre point qui fâche l’Arau : alors que le schéma préconise d’apporter "une attention particulière à l’agencement des entrées/sorties du parking du Consilium sur la chaussée d’Etterbeek", "le projet ne répond pas à cette préoccupation", juge l’Arau. L’Atelier souligne encore que "le projet ne s’intègre pas aux options prises par le schéma directeur du quartier européen en matière de mobilité" étant donné qu’il s’agit d’"un projet tout bureaux". Enfin, l’Arau regrette que le projet "arrive trop tôt, risquant de figer une situation de fait au détriment d’options destinées à revaloriser les abords de la chaussée d’Etterbeek". Autant d’arguments qui font que l’Arau demande à la Ville de "surseoir à la délivrance d’un éventuel permis pour un projet modifié d’extension du Juste Lipse, conforme au schéma directeur, tant que la construction des logements compensatoires prévus à côté de l’esplanade du Résidence Palace et sur le terrain Van Maerlant n’est pas entamée".