L’Office régional de l’emploi va informer les réfugiés sur les outil d’accès au travail.

Le comité de gestion d’Actiris vient tout juste de valider différentes mesures visant à aider les réfugiés à mieux s’y retrouver dans le dédale des aides à l’emploi. Les personnes venant d’obtenir le statut de réfugié, mais aussi celles tout juste arrivées de Syrie, d’Afghanistan et de Somalie, vont ainsi être particulièrement sensibilisées sur l’intérêt de s’inscrire chez Actiris. Dans un premier temps, différents organismes tels que les CPAS seront sollicités pour aiguiller les réfugiés vers les antennes locales d’Actiris. Dans un second temps, des séances d’information d’une heure et demie seront organisées chaque jeudi à leur intention. Des interprètes anglophones et arabophones seront alors mis à la disposition d’Actiris par le Ciré et ses autres partenaires.

Il s’agit d’un plan d’aide à l’insertion socioprofessionnelle assez "light" en comparaison aux efforts du gouvernement wallon en la matière. Le Forem a ainsi annoncé, en mars dernier, un budget de cinq millions d’euros et le recrutement de 40 nouveaux conseillers afin d’aider les réfugiés à trouver un travail. En comparaison, Actiris ne débloque aucun budget à leur égard et ne prévoit aucun encadrement spécifique.

"Dégonfler certains fantasmes"

Le directeur général d’Actiris, Grégor Chapelle, convient lui-même que le plan d’aide aux migrants ne contient que quelques mesures, mais explique que ceux installés en Région bruxelloise sont très peu nombreux. "Il faut d’abord parler chiffres pour dégonfler certains fantasmes médiatiques. Le nombre de personnes concernées s’élevait à 1 921 en 2014 et à 2 972 en 2015. C’est un pourcentage infime par rapport au nombre total de demandeurs d’emploi bruxellois (NdlR : 98 521 demandeurs d’emploi inoccupés en avril)", insiste Grégor Chapelle. "Il y a autre chose : ces personnes sont souvent très motivées pour trouver un travail et disposent souvent de compétences. Ces gens ont vécu la guerre et quitté leur pays, parfois leur famille. Ils ont vécu tellement d’épreuves que trouver un travail n’est pas le plus difficile pour eux. La majorité d’entre eux sont déjà inscrits chez Actiris", insiste-t-il.

Si le plan d’aide aux migrants ne sort qu’en ce mois de mai, c’est parce que le ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin (DéFi) avait demandé en janvier de revoir sa première copie. "On avait d’abord prévu des aides plus spécifiques pour les migrants, mais on a finalement décidé qu’il fallait une égalité de traitement entre les migrants et les autres demandeurs d’emploi. On met donc l’accent sur l’information", conclut le directeur général d’Actiris.