Les organisations veulent ainsi dénoncer le manque de personnel au sein de l'établissement, a précisé vendredi le syndicat chrétien. Le front commun avait déposé un préavis de grève le 21 septembre. Le dialogue avec la direction n'a pas débouché sur les résultats escomptés, souligne le syndicat chrétien.

Selon le délégué ACV Helmut Vanhoorne, la prison ne compte que 360 équivalents temps plein alors que le cadre en prévoit 392. "Les travailleurs sont à bout", commente le syndicaliste. "Il y a des ailes où on doit travailler à 6 pour 150 détenus et on travaille parfois à 4. Dans ces cas-là, on demande à réduire les missions que l'on doit faire, entre autres le préau, afin de pouvoir travailler dans de bonnes conditions de sécurité".

Cette demande a été considérée jeudi après-midi lors d'une réunion avec la direction. Cette dernière a en retour planifié une nouvelle rencontre la semaine prochaine.

C'est le fait qu'elle ait appelé vendredi matin 10 agents en renfort de 10h00 à 18h00 sans en avertir les syndicats qui a mis le feu aux poudres et a motivé l'activation du préavis de grève. "On ne travaille jamais à ces horaires et on ne peut pas faire cela sans en discuter avec les syndicats", défend Helmut Vanhoorne. "On avait fait d'autres propositions qui n'ont pas été suivies".

Un mouvement de grève de 48 heures avait déjà affecté l'ensemble des établissements pénitentiaires cette semaine. Les agents protestaient ainsi contre l'assouplissement des règles mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus.