Le bourgmestre de Woluxe-Saint-Lambert Olivier Maingain (DéFi) a exclu ce lundi de sa majorité le conseiller communal Olivier Schuermans, après que celui-ci ait dérapé ce week-end sur les réseaux sociaux. 

Le conseiller communal a en effet insulté Alexis Deswaef, le président de la Ligue des Droits de l'Homme, lequel avait été arrêté samedi à la Bourse avec d'autres militants anti-racisme. "Il était où ce con quand il y a eu les attentats? Et maintenant il vient encore nous faire la morale avec son racisme. Si on l'avait été on en s'était pas là. Voilà la morale de l'histoire. Faite du bien aux vilains ils vous chiens dans la main" (sic), a ainsi écrit, sur sa page Facebook, Olivier Schuermans. 

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"Ayant été informé de graves dérapages commis ces derniers jour sur les réseaux sociaux par le conseiller communal Olivier Schuermans, Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, a pris la décision, en concertation avec les responsables du groupe Indépendance Libérale-Woluwe-Saint-Lambert, partenaire de la Liste du bourgmestre, auquel appartient Mr Schuermans, d’exclure ce dernier de la liste majoritaire", a ainsi fait savoir lundi la commune, dans un communiqué de presse.

"Il s'agit de propos malencontrueux, mais exploités politiquement. Je suis également surpris par la réaction d'Olivier Maingain. Il m'a annoncé la nouvelle hier sans me donner l'occasion de m'exprimer. Tout a été dit en une minute. Pour quelqu'un qui se dit démocrate et humaniste, je suis un peu surpris!", a commenté, de son côté, Olivier Schuermans. Le désormais ex-membre du groupe Indépendance Libérale indique néanmoins vouloir éviter la polémique. "Je vais prendre un peu de recul avant de réagir plus amplement. Mes mandats m'appartiennent toujours", ajoute-t-il.

La police bruxelloise avait interpellé samedi après-midi près de 100 personnes souhaitant participer à un rassemblement anti-fascisme à la Bourse. Au moins dix personnes avaient été menottées, dont Alexis Deswaef, le président de la Ligue des Droits de l'Homme. "Dès mon arrivée, la police m'a intimé l'ordre de quitter les lieux en me notifiant que les rassemblements d'extrême gauche et d'extrême droite sont interdits. J'ai expliqué être là en tant que simple citoyen, mais j'ai tout de même été arrêté", avait alors dénoncé Alexis Deswaef.