Bruxelles L'édile, réélue en octobre dernier, avait 57 ans.

Responsable de la Population et de l'État civil de la commune d'Auderghem, Pascale Despineto est décédée ce samedi 12 janvier.

Dans le collège échevinal depuis 1988, Pascale Despineto aura été échevine de la Jeunesse, des Solidarités, des Affaires européennes, des Animations, de la Population et de l'État civil, tout en menant en parallèle sa carrière professionnelle à l'ONSS.

Réélue le 14 octobre dernier, elle avait accepté à nouveau la charge d’Officier de l’État civil en dépit de la maladie qui l’affaiblissait.

"Pascale était une personne déterminée, généreuse et très impliquée dans la vie de la commune", déclare Didier Gosuin (Défi), bourgmestre empêché et ministre bruxellois de l’Economie, de l’Emploi et de la Formation. "Elle a toujours été fidèle à sa parole, fidèle à ses engagements, fidèle à ses amitiés. C’était quelqu’un sur lequel on pouvait réellement compter, une qualité devenue trop rare aujourd’hui. Elle va beaucoup nous manquer."

L'édile aura joué un rôle déterminant dans la redynamisation de la commune dans les années 90 et 2000. À l’origine du concours Fleurir Auderghem, des Apéros du Boulevard ou encore du Marché de Saint-Julien, elle a également soutenu l’organisation de nombreuses animations et fêtes de quartier. C’est aussi à elle que l’on doit la création du syndicat d’initiative d’Auderghem mais aussi la première ouverture au public du domaine de Val duchesse.

Son dernier grand chantier aura été la réorganisation du service de l’État civil en vue de l’arrivée du nouveau Chirec, avec notamment l’ouverture d’une antenne communale au sein même de l’hôpital.

"Pascale a célébré le mariage de centaines voire de milliers d’Auderghemois.es et pourtant c’était une femme discrète qui ne recherchait pas les honneurs", confie Sophie de Vos (Défi), bourgmestre faisant fonction. "Avec son mari, elle œuvrait dans de nombreuses associations locales. Elle était également très attachée au rayonnement culturel de la commune. La plupart des gens qui la croisaient tous les jours ignoraient combien elle était capable de donner de sa personne et de son temps pour les autres".